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Étiquette : Campan

Balade au Monné Rouye

Balade au Monné Rouye

Promenade tout à l’heure en partant du col d’Aspin.

Le Monné Rouye, que je vous ai déjà présenté ici sur le blog, se prête parfaitement à une courte balade, que l’on vienne de la vallée d’Aure ou de la vallée de Campan

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Pic du Midi. (Photo : Michel Bessone)
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Arbizon. (Photo : Michel Bessone)
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Un cheminement sympa au milieu des rochers. (Photo : Michel Bessone)
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Les fameux lichens du Monné Rouye. (Photo : Michel Bessone)
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Gentiane acaule. (Photo : Michel Bessone)
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Retour en passant plus bas, pour faire une boucle. (Photo : Michel Bessone)
Plo del Naou, sans les raquettes, en bras de chemise

Plo del Naou, sans les raquettes, en bras de chemise

A défaut de chute de neige récente, et du fait des hautes températures, la moyenne montagne n’est actuellement guère praticable en raquettes.

Ainsi au Plo del Naou, où je me suis baladé à pied hier après-midi, croisant un peu de monde sur un itinéraire très classique, à la limite des vallées d’Aure et de Campan.

Ce sommet panoramique, vraiment facile d’accès depuis le col d’Aspin ou la hourquette d’Ancizan, mérite sa bonne réputation auprès des randonneurs.

Le ciel grisâtre, le soleil voilé, n’ont rien retiré à l’intérêt d’une agréable promenade en bras de chemise à huit jours de Noël.

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De gauche à droite, sur des plans différents : Posets, Estos et Schrader. (Photo : Michel Bessone)
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L’Arbizon depuis le sommet du Plo del Naou. (Photo : Michel Bessone)
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Pic du Midi. (Photo : Michel Bessone)
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Sentier sur la crête. Au fond, le Signal de Bassia, où j’étais en raquettes fin novembre. (Photo : Michel Bessone)
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Lac de Payolle, vallée de Campan. (Photo : Michel Bessone)

 

Des liens sur le web, si l’on s’intéresse un peu plus à Salomé et Hérodiade

Des liens sur le web, si l’on s’intéresse un peu plus à Salomé et Hérodiade

Je fais suivre plusieurs liens qui ont trait à Salomé, Hérodiade, Hérode, et la Décollation de saint Jean-Baptiste.

La liste est bien sûr non exhaustive, elle résulte d’un simple choix personnel.

A parcourir à votre gré. Les derniers liens cités concernent plutôt l’iconographie.

Salomé (The Oscholars)

Le mythe d’Hérodiade/ Salomé en littérature

Salomé dans la littérature européenne à travers les siècles jusqu’en 1869

Du mythe solaire au mythe lunaire : d’Hérodias de Flaubert à Salomé d’Oscar Wilde 

Salomé dans L’Âge d’homme de Michel Leiris

Saint Jean et Salomé. Anthropologie du banquet d’Hérode

La légende de Salomé dans la Péninsule Ibérique

Le meurtre de Jean-Baptiste par Hérode Antipas

John the Baptist : the First Believer in Christ to be Martyred

Salomé « korasion »

A en perdre la tête

Salomé de Oscar Wilde (dossier pédagogique)

Salomé, opéra de Richard Strauss

Salomé (Royal Opera House)

Dans les fantasmes d’une jeune vierge

Salomé, princesse des poubelles

Peplums – Salome (William Dieterle, USA – 1952)

Salome’s Last Dance Trailer (vidéo)

Salomé et ses Illustrateurs

Tête de saint Jean-Baptiste en bois sculpté

Salomé con la cabeza del Bautista

La mort de Jean-Baptiste

Hérodiade aux lunettes

Salomé (L’art magique)

Salomé (Vintage et cancrelats)

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Saint Jean-Baptiste, église de Campan. (Photo : Michel Bessone)
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Salomé avec la tête de Jean-Baptiste, Bernardino Luini, 16e siècle.
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Salomé, Frantisek Drtikol, 1913.
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Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste, Lucas Cranach l’Ancien, vers 1530.
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Salomé, Jean Benner, 1899.
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Salomé, Lovis Corinth, 1900.
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Salomé avec la tête de saint Jean-Baptiste, Le Caravage, vers 1609.

 

Randos de la semaine

Randos de la semaine

Suivent quelques photos prises cette semaine avec Patrice, en randonnant dans un grand cercle autour de Saint-Lary :

– Lundi : Vire Tormosa (Pineta).

– Mardi : Montious (depuis Ris).

– Mercredi : Cap de Pouy de Hourmigué (Sost, Barousse).

– Jeudi : Lac Vert (Luchonnais).

– Vendredi : Courtaou d’Ordincède (vallée de Campan).

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Au départ pour la Faja de la Tormosa. (Photo : Michel Bessone)
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Edelweiss. (Photo : Michel Bessone)
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A la hauteur de la bifurcation col de Niscle/Vire Tormosa. (Photo : Michel Bessone)
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Parador de Pineta en contrebas. (Photo : Michel Bessone)
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Névé persistant. (Photo : Michel Bessone)
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La grande cascade de Pineta. (Photo : Michel Bessone)
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Hors sentier entre Ris et le Montious. (Photo : Michel Bessone)
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Vue sur la Barousse depuis le Cap de Pouy de Hourmigué. (Photo : Michel Bessone)
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Somptueux lac Vert. (Photo : Michel Bessone)
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En allant au Courtaou d’Ordincède. (Photo : Michel Bessone)

 

Grande Guerre (9) : la Pleureuse de Campan

Grande Guerre (9) : la Pleureuse de Campan

Le monument aux morts de Campan témoigne, avec beaucoup de force pathétique, de la catastrophe du premier conflit mondial, des malheurs de la guerre.

Sculptée par Edmond Chrétien, « la Pleureuse » est une oeuvre assez connue en Bigorre.

S’agit-il d’une veuve, d’une soeur, d’une mère ?

Seules les mains aux doigts entrecroisés sont bien visibles, le reste du corps étant recouvert par la lourde et sinistre cape de deuil.

On croirait que la statue n’a pas de visage.

Il faut vraiment s’approcher pour découvrir les traits rudes et graves de la Pleureuse.

A vrai dire, cette surprenante figure, peu féminine, rappelle plutôt un masque mortuaire.

En tout cas, la personne – vieillie par la douleur avant l’âge ? – n’est pas jeune.

Les yeux sont clos. Le dessin de la bouche exprime une très profonde tristesse, peut-être même une colère rentrée.

En France, il existe d’autres monuments aux morts de la Grande Guerre qui célèbrent la peine et le recueillement des mères ou des veuves, des familles, sans laisser la moindre place à l’habituelle rhétorique martiale, à la glorification du héros. Au contraire, la guerre est dénoncée, avec son long cortège de malheurs. Un site web indispensable fait connaître ces monuments pacifistes.

Je trouve certains points communs entre la Pleureuse de Campan et les sculptures de Henri Coutheillas à Guéret (23), à Bellac (87) ou encore à Châlus (87). Surtout, je pense à une oeuvre fort émouvante de René Quillivic à Fouesnant (29) : la statue de Marie-Jeanne Nézet – trois de ses fils sont morts à la guerre.

Ainsi que nous l’avons déjà vu sur le blog, ailleurs dans les Pyrénées, à Gouaux-de-Larboust et à Cazeaux-de-Larboust, les plaques des soldats représentent aussi la mère ou l’épouse.

Devant la dignité de pareils monuments, combien paraissent dérisoires les propos enthousiastes des chantres de la mort à la guerre :

« Ah ! Que la mort du  brave est belle ! Qu’elle est belle, La mort du combattant qui meurt sans avoir fui ! Vainqueur, la gloire vient l’emporter sur son aile, Et, si, c’est la défaite absurde ou criminelle, La honte des vaincus ne s’abat pas sur lui ! » (Paul Déroulède, Poésies militaires, 1896)

« Oui, bienheureux qui sert la France, Bienheureux ceux qui vont courir Au danger comme à la souffrance : C’est une fière préférence Que d’être choisi pour mourir ! » (Paul Déroulède, Poésies militaires, 1896)

« Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre. Heureux les épis mûrs et les blés moissonnés. » (Charles Péguy, Eve, 1913)

« La guerre au front, c’est l’action utile, c’est la vie, au pis-aller c’est l’immortalité. » (Gaston de Pawlowski, La Baïonnette, 4 mai 1916)

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Le monument aux morts de Campan. (Photo : Michel Bessone)
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Ceux de Sainte-Marie. (Photo : Michel Bessone)
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Ceux du Bourg. (Photo : Michel Bessone)
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Ceux de La Séoube. (Photo : Michel Bessone)
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Symboles de richesse valléenne en temps paix : le bois… (Photo : Michel Bessone)
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… la laine… (Photo : Michel Bessone)
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… le beurre. (Photo : Michel Bessone)
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La Pleureuse. (Photo : Michel Bessone)
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Ses mains. (Photo : Michel Bessone)
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Son visage. (Photo : Michel Bessone)
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La Pleureuse vue de dos. (Photo : Michel Bessone)
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Une énigmatique Mater Dolorosa. (Photo : Michel Bessone)

 

… ou le Monné Rouye ?

… ou le Monné Rouye ?

Balade rapide hier après-midi au Monné Rouye.

J’apprécie toujours ce coin peu visité. Même pour seulement une heure et quelques de marche.

C’est plus accidenté et moins long que si l’on va au Plo del Naou (voir mon article précédent sur le blog).

En cas de neige dure, la traversée risque d’être délicate. Il serait alors préférable de se garer sous le col d’Aspin versant Campan, au départ de la route forestière de Coumelade, et de remonter ensuite la Serre det Pla det Cot.

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Le pic du Midi de Bigorre, bien sûr. (Photo : Michel Bessone)
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Au loin, assez dégarni, le Cap Nestès. (Photo : Michel Bessone)
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Sortie sur la crête. (Photo : Michel Bessone)
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Du terrain plat. (Photo : Michel Bessone)
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Plo de Berdaoulou. (Photo : Michel Bessone)
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Ma trace dans la neige de printemps. (Photo : Michel Bessone)
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L’Arbizon, versant nord. (Photo : Michel Bessone)
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Les rochers du Monné Rouye. (Photo : Michel Bessone)
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Haute vallée d’Aure. (Photo : Michel Bessone)

 

A partir du col d’Aspin : le Plo del Naou ?…

A partir du col d’Aspin : le Plo del Naou ?…

A 1489 m d’altitude, le col d’Aspin, dès lors que la route est ouverte, constitue le point de départ de deux agréables randonnées faciles et panoramiques en raquettes.

Venant de la vallée d’Aure, on choisira d’aller à gauche, au Plo del Naou. Ou bien à droite, au Monné Rouye (voir mon article suivant sur le blog).

La dénivellation pour atteindre ces petits sommets est quasiment identique (environ 265 m).

L’itinéraire du Plo del Naou se trouve décrit dans nombre de topos. Cela explique sans doute que l’endroit soit parfois assez fréquenté. Voilà une classique !

En début de semaine, je me suis rendu au Plo del Naou avec Isabelle, et nous n’avons croisé personne – le ciel était pas mal couvert. En cherchant un peu, nous avons profité de beaux espaces de neige vierge.

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Le Plo del Naou, à la sortie de la forêt. (Photo : Michel Bessone)
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Vue vers le Signal de Bassia. (Photo : Michel Bessone)
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Lac de Payolle. Fumée d’écobuage dans la vallée de Campan. (Photo : Michel Bessone)
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Isabelle près de la corniche. (Photo : Michel Bessone)
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Le mauvais temps vient du sud (massif du Lustou dans les nuages). (Photo : Michel Bessone)
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L’Arbizon est caché aussi. (Photo : Michel Bessone)
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On devine là-bas le tracé de la route du col d’Aspin versant Aure. (Photo Michel Bessone)
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Retour en foulant une épaisse neige vierge. (Photo : Michel Bessone)

 

Standby…

Standby…

Le blog est désormais en veille depuis quelques semaines. Pour une durée de plusieurs mois en principe.

Je continuerai à publier un petit article de temps en temps.

Sont ainsi à venir : « A propos de quelques anciens d’Astet », « La Pleureuse de Campan », « Maudite soit la guerre », deux ou trois billets consacrés à des randos faites l’été dernier dans les Pyrénées (Cotiella, notamment), et puis très bientôt une suite du reportage-photos réalisé par mon frère Guy au Québec/Labrador.

(09/2012)
(10/2012)
(10/2012)
Le flottage du marbre en vallée d’Aure

Le flottage du marbre en vallée d’Aure

Au sujet, aussi, de mon récent billet : « Saint-Lary, jadis port fluvial », voilà un passionnant article de J-M Minovez, relatif à la navigation sur le cours supérieur de la Garonne (attendre un peu pour le chargement).

A partir d’Ilhet et de Sarrancolin, des radeaux transportant de très lourds blocs de marbre circulaient autrefois sur la Neste d’Aure. Et peut-être dès l’époque impériale de l’Antiquité romaine, tandis que florissait la cité de Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges) – cette question est cependant discutée par les historiens.

Lorsque l’on voit le faible niveau actuel de la rivière, on a du mal, bien sûr, à imaginer cela.

Pourtant, pendant des siècles, un trafic fluvial existait sur la Neste. En particulier, sous le règne de Louis XIV.

Louis Antoine de Pardailllan de Gondrin, duc d’Antin (vous connaissez : Madame de Montespan, une station de métro à Paris ?) fut un personnage clef, en promouvant les marbres pyrénéens jusqu’au Château de Versailles.

Plus curieux, les marbres de la vallée de Campan – la carrière d’Espiadet – ont transité par voie fluviale en vallée d’Aure. Le « Chemin Royal pour les marbres », ouvert par Pierre de Lassus en 1713, permettait l’entreprise.

Pour en savoir davantage sur la question, à consulter absolument cet article (p. 25) et un autre, dont l’auteur est le spécialiste P. Julien.

A noter : une transcription faite par l’abbé F. Marsan laisse entendre que déjà le 10 novembre 1629 le marbre de Campan pouvait être acheminé via la vallée d’Aure en vue d’un radelage, donc plusieurs décennies avant  la création officielle du « Chemin Royal pour les marbres ».

Quoi qu’il en soit, les marbres pyrénéens ont été diffusés déjà dans l’Antiquité, par voie fluviale, maritime ou terrestre, très loin de leur lieu d’extraction.

Comme j’ai pu l’observer en Dordogne à la villa de Montcaret, ce matériau lithique a beaucoup voyagé.

N’oublions pas que le marbre de Campan se retrouve à Lyon (Lugdunum, département du Rhône), et en Italie, sous la dénomination de cippolino mandolato, dans la villa de l’empereur Hadrien à Tivoli.

(15/03/2012) La carrière d’Espiadet (Campan), aujourd’hui.
(11/12/2009) Tracé du « Chemin Royal pour les marbres », entre la marbrière d’Espiadet et le col de Beyrède.
(10/03/2012) Marbre de Campan (« griotte », avec des veines blanches).
(10/03/2012) Autre variété de marbre de Campan (Campan vert).
Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d’Antin. Portrait célèbre peint par Hyacinthe Rigaud.