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Étiquette : station de ski

Sur la crête de Traouès

Sur la crête de Traouès

Randonnée en raquettes hier dans la vallée de Couplan.

Circuit en boucle, par deux vallons différents, avec comme objectif la crête de Traouès.

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Montée par le vallon de Bugatet. (Photo : Michel Bessone)
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Les versants nord restent bien fournis en neige. (Photo : Michel Bessone)
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Sortie sur la crête. (Photo : Michel Bessone)
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Secteur de Bastan, là-bas à gauche. (Photo : Michel Bessone)
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Cimes de la vallée du Badet. (Photo : Michel Bessone)
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Le mont Perdu (zoom). Photo : Michel Bessone)
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Vallée de la Géla. Barroude. (Photo : Michel Bessone)
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Au vu de l’enneigement, la station de ski de Piau-Engaly pourrait encore très bien fonctionner. (Photo : Michel Bessone)
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Vallée de Saux. Au fond au centre, le port de Bielsa. (Photo : Michel Bessone)
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Retour par le vallon de la Mède. (Photo : Michel Bessone)
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Une avalanche de fonte. (Photo : Michel Bessone)
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Ce pin est prisonnier de la coulée. (Photo : Michel Bessone)

 

Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (2)

Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (2)

Le Pla d’Adet

D’où vient donc le nom « Pla d’Adet » ?

Il s’agit assurément d’un replat caractéristique, en balcon au-dessus de la vallée.

Mais pourquoi « Adet » ?

Un rapport avec le nom de famille Adet, ou avec le mot gascon local qui désigne l’enfant d’une fée, un hadet(h) (toujours au masculin en occitan, c’est le diminutif de hada, une fée), ne semble guère plausible, même si l’hypothèse de la présence d’une petite fée sur le plateau peut paraître charmante.

L’explication la plus probable concerne le village d’Azet, qui se dit « Adet » en patois. Voici un exemple du [z] intervocalique prononcé [d] en vallée d’Aure.

Nombre de personnes ont remarqué cela : le Pla d’Adet résonne comme le « Pla d’Azet ».

L’endroit est pourtant lié depuis des temps immémoriaux au village de Cadeilhan.

Notons que dans les archives du 19e siècle, à ma connaissance, on le désigne toujours par « la Pla », jamais « le Pla d’Adet ».

La Pla était un quartier dépendant de la montagne de Conques, Compeyroude, indivise avec Vignec. Néanmoins il appartenait en propre à la commune de Cadeilhan-Trachère. Et c’est encore le cas de nos jours.

Sur l’excellent site Gasconha.com, un billet suggère que le Pla d’Adet ait pu correspondre autrefois à des pâturages d’Azet sur le territoire de Saint-Lary ou de Soulan.

Cette idée, pour intéressante qu’elle soit, ne tient pas.

Question estives, elle va à l’encontre de toutes les sources documentaires et de la réalité du terrain.

S’agissant des communes, rappelons que certes l’essentiel du Pla d’Adet relève aujourd’hui administrativement de Saint-Lary-Soulan, mais ce rattachement – polémique et contesté par Cadeilhan-Trachère – ne date que de 1972 (devenu définitif en 1979).

Si l’on veut chercher une relation vraisemblable avec Azet, le Pla d’Adet pourrait être un replat tourné vers Azet, du haut duquel on aperçoit Azet.

Spécialement Azet car, à la différence de Sailhan et Estensan, orientés à peu près de la même manière, et visibles aussi du Pla d’Adet, Azet est le village le plus élevé et le plus important (il fut le chef-lieu d’un archiprêtré) dans cette direction.

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Le village d’Azet (cliché pris depuis le secteur d’Ens). (Photo : Michel Bessone)
Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (1)

Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (1)

Ces deux lieux de la haute vallée d’Aure sont aujourd’hui indissociables de la station de sports d’hiver de Saint-Lary-Soulan.

Situés historiquement sur la commune de Cadeilhan-Trachère, ils présentaient jadis une importance particulière surtout pour les habitants du village de Cadeilhan.

Le pic Lumière

A l’altitude de 1585 mètres, il est surmonté par l’unique pylône du téléphérique du pic Lumière (mis en service en 1957). On le localise facilement même de nuit, lorsque le pylône est… illuminé.

De Cadeilhan, depuis Trachère, Saint-Lary aussi, il a l’aspect d’un pic, du sommet d’une montagne. A vrai dire, ce n’est que le faîte du premier ressaut d’un chaînon se terminant au pic Cabanou et culminant mille mètres plus haut (crête de Hèche Barrade).

Le Pla d’Adet commence au-delà du pic Lumière – pic de Lumière dans tous les documents d’archives.

Selon la tradition locale, rapportée par les anciens de Cadeilhan, le nom lumière a été donné parce qu’il s’agit de l’endroit au-dessus du village qui, le matin, est le premier à être vu éclairé par la lumière du soleil.

A Cadeilhan-Trachère, un lieu-dit s’appelle d’ailleurs « Lumière », juste au pied et dans l’axe du pic (les cartes dressées en 1833 distinguent, avec de légères variations orthographiques, deux lieux-dits contigus). Le creux sous le pic est connu en tant que « clot de Lumière ». Et il y a encore le passage, raide, désigné « escalete de Lumière ».

Relevons que dans les Pyrénées centrales un autre endroit porte le nom de « Lumière » : le plateau Lumière, en vallée de Barèges (déjà mentionné au XVIIIe siècle sur la carte Cassini).

Nous avons affaire ici non pas à un pic mais à un plateau, et qui n’est pas éclairé le premier par le soleil au lever du jour. L’explication doit être différente.

En fait, le plateau Lumière, réputé lieu lumineux, serait à l’origine une clairière remarquable aménagée sur le sombre versant nord couvert de forêts, et bénéficiant en conséquence du maximum de lumière.

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Une édition de la carte de 1833. (Photo : Michel Bessone)
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Lieux-dits, de part et d’autre du chemin de Lumière. (Photo : Michel Bessone)
Une longue randonnée (2) : Estibère, l’Oule en raquettes

Une longue randonnée (2) : Estibère, l’Oule en raquettes

La rando se poursuit.

Parvenu au col d’Aumar, c’est toujours un enchantement de découvrir le secret vallon d’Estibère, « joyau de la réserve naturelle du Néouvielle ».

L’heure avance, il faut revenir à Fabian.

Comme c’était mon intention, je choisis de descendre le vallon d’Estibère pour atteindre ensuite le lac de l’Oule.

L’enneigement me permet de garder les raquettes jusqu’au barrage.

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Pic d’Aumar. (Photo : Michel Bessone)
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Vue vers le pic de Gourguet. (Photo : Michel Bessone)
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Pic Plat. (Photo : Michel Bessone)
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Voilà le col de Bastan au loin. (Photo : Michel Bessone)
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Dans une combe du vallon. (Photo : Michel Bessone)
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Les skieurs reconnaîtront sans doute là-bas à gauche une partie de la station de Saint-Lary. (Photo : Michel Bessone)
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Lac d’Anglade. (Photo : Michel Bessone)
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Parfois de petits obstacles. (Photo : Michel Bessone)
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Lac du Cascaret. (Photo : Michel Bessone)
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Le lac de l’Oule est totalement dépourvu de glace. (Photo : Michel Bessone)

 

Bonnes adresses (locations de vacances dans les Pyrénées)

Bonnes adresses (locations de vacances dans les Pyrénées)

Si vous cherchez à louer pour vos vacances dans les Pyrénées centrales, je vous conseille une bonne adresse dans le val d’Azun, et une autre en vallée d’Aure.

Le Moulin de Peyre, à Arcizans-Dessus

Ce petit gîte douillet et tranquille se situe dans le lumineux val d’Azun. Béatrice, montagnarde passionnée (voir ici sur le blog), native du coin, en est la propriétaire souriante et accueillante. Lien : http://www.gite-hautes-pyrenees.fr/index.html.

Un studio 4/5 personnes à Saint-Lary, station du Pla d’Adet

Idéalement situé l’hiver au pied des pistes de la station de ski du Pla d’Adet, à 1700 mètres d’altitude, voilà un studio bien équipé, clair, agréable, que l’on peut louer en toutes saisons. Avec plaisir, Michèle sera aux petits soins pour vous aider à organiser un séjour réussi. Lien : http://locationsaintlary.wordpress.com/.

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Le Moulin de Peyre, gîte dans le val d’Azun.

 

Monpelat et vallon d’Estibère – toujours en raquettes !

Monpelat et vallon d’Estibère – toujours en raquettes !

Retour jeudi dans le merveilleux vallon d’Estibère, cette fois avec les Aveyronnais Régis et Bernard.

Régis est un vrai mordu de la rando, habitué des grandes marches, qui adore la montagne. Bernard débutait en raquettes. Aucun problème. Nous avons pu faire un jolie boucle sportive au départ du lac d’Orédon et avant les orages prévus l’après-midi.

Les conditions de neige étaient excellentes, bien meilleures que certains jours d’hiver.

Pas la moindre trace de skis ou de raquettes entre les parages du col d’Estoudou et l’asphalte insolite de la route d’Aumar/Aubert.

Il faut dire que la raquette de printemps est une discipline largement méconnue en France, où dès la fermeture des stations de ski – il y a deux mois ou presque en vallée d’Aure ! – on s’empresse de ranger le matériel, on ne pense plus à la neige et à chausser les raquettes (ou les skis).

La raquette peut se pratiquer pourtant en toute saison, même en été, dès lors que la neige le permet et le justifie. J’ai évoqué cet aspect sur le blog, au sujet de Jacques Balmat et de la conquête du mont Blanc.

Le massif du Néouvielle reste copieusement enneigé, davantage même dans le vallon d’Estibère que lorsque j’y suis allé avec Régis à la mi-mai. De nombreux autres secteurs se prêtent aussi tout à fait à la raquette encore pour plusieurs semaines. Les jours sont plus longs qu’en hiver, il fait moins froid, la nature se réveille et se dévoile. Voilà des occasions uniques de randonner en raquettes à ne pas manquer !

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Peu après le col d’Estoudou. (Photo : Michel Bessone)
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Arrivée au sommet du Monpelat. (Photo : Michel Bessone)
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Lac d’Orédon. (Photo : Michel Bessone)
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Le vallon de Bastan, toujours bien enneigé lui aussi. (Photo : Michel Bessone)
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Sur la crête entre le Monpelat et le pic d’Anglade. Là-bas, le pic de Néouvielle. (Photo : Michel Bessone)
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Descente dans le vallon d’Estibère. (Photo : Michel Bessone)
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Lac d’Anglade. (Photo : Michel Bessone)
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Vue classique sur le Monpelat. (Photo : Michel Bessone)
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Régis, à gauche, et Bernard. Dans le fond, le pic Plat. (Photo : Michel Bessone)
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Bientôt au col d’Aumar. (Photo : Michel Bessone)
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Champs de neige d’un côté du col d’Aumar… (Photo : Michel Bessone)
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… et de l’autre côté. (Photo : Michel Bessone)
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Lac d’Aumar. (Photo : Michel Bessone)
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Les Laquettes. (Photo : Michel Bessone)

 

Saint-Lary, jadis port fluvial

Saint-Lary, jadis port fluvial

Il existe différentes localités en France qui portent le nom de Saint-Lary (c’est-à-dire Saint-Hilaire, choisi comme saint patron).

Dans les Hautes-Pyrénées, Saint-Lary est de nos jours une importante station de sports d’hiver, une des toutes premières de la chaîne : « Saint-Lary-Soulan », depuis la fusion des communes, Saint-Lary et Soulan, en 1963. On y vient nombreux aussi pour la montagne d’été et le thermalisme.

Cet essor touristique majeur pourrait faire oublier que, jusqu’au XIXe siècle, le village de Saint-Lary vivait en partie de l’activité fluviale, précisément du flottage du bois.

Saint-Lary était en effet le premier port en amont sur la Neste (d’Aure).

Les nombreuses installations hydro-électriques ou liées au canal de la Neste ont modifié depuis, d’une manière conséquente, le débit de la rivière.

Présumons qu’il devait y avoir à l’époque davantage de fonte au printemps et en été (hivers mieux enneigés, glaciers plus étendus).

Au besoin, des digues étaient construites. On procédait ensuite à des lâchers d’eau.

Le lit de la rivière, il fallait le surveiller de près et l’entretenir.

L’activité ne se pratiquait pas en hiver, à cause de la rétention nivale.

Arrivaient à Saint-Lary des grumes traînées par des attelages de boeufs ou ayant flotté à bûches perdues, que l’on rassemblait alors pour former des trains ou des radeaux.

Piloter un radeau pouvait bien sûr être périlleux.

Sous l’Ancien Régime, au XVIIIe siècle, le bois était essentiellement destiné à la Marine royale (mâts de vaisseaux, rames). On allait abattre les sapins jusqu’en Espagne, dans la vallée de Gistain, en transitant par le Rioumajou !

Extraits

Afin de mieux éclairer le lecteur, voici quelques textes en rapport avec le sujet.

(J’aborderai aussi très bientôt sur le blog un thème voisin : le flottage du marbre en vallée d’Aure.)

– « …ce qui doit surtout exciter l’intérêt de l’observateur, c’est le village de Saint-Lary. Il admirera l’activité, le mouvement, l’aisance que donnent à ce petit village les seuls travaux de la construction des radeaux et du flottage du bois, principale branche du commerce de la vallée d’Aure avec l’intérieur. C’est là que la Neste devient flottable… »

(Voyage pittoresque dans les Pyrénées françaises et dans les Départements adjacents, texte de J.-A. Cervini, aquatintes de A.-I. Melling, Paris, 1826-1830)

– « La Neste jouait autrefois un grand rôle pour le flottage du bois et des marbres de la vallée d’Aure.

La Neste d’Aure était flottable depuis Saint-Lary. Des vannes permettaient de retenir l’eau pour accroître le débit à un moment donné. De Saint-Lary jusqu’à Sarrancolin nombreux étaient les ports pour l’opération du radelage ; le siège de la corporation des radeliers, qui se recrutaient dans la région, était à Ilhet et la patronne de la corporation était sainte Catherine d’Alexandrie. Les transports de bois et de marbre se faisaient jusqu’au port Garaud, à Toulouse… »

(Bulletin de la Société Académique des Hautes-Pyrénées, 1935, communication de l’abbé F. Marsan, Actes de la Société, séance du 4 mars 1933)

– « Saint-Lary est le premier port sur la Neste. Les fûts, descendus de la montagne par charroi ou à bûches perdues, sont amassés en petits radeaux et solidement encordés. L’équipage varie de deux à cinq hommes qui, munis de gaffes, les unes à l’avant, les autres à l’arrière, dirigent le train. »

(Les Quatre-Vallées, A. Sarramon, Editions Milan,1985)

(Image à zoomer) Radelage sur la Neste d’Aure, à la hauteur de Camous. (A.-I. Melling, op. cit., 1826-1830)
Randonnée/Pyrénées : Bataillence, dimanche…

Randonnée/Pyrénées : Bataillence, dimanche…

Vite abordable depuis l’entrée côté français du tunnel d’Aragnouet-Bielsa, c’est-à-dire une route à 1821 m d’altitude, Bataillence séduit en hiver et au printemps bon nombre de skieurs de randonnée, de raquetteurs et de grimpeurs de cascades de glace.

Exposé plein nord, le secteur est en principe bien enneigé. Cela explique certaines convoitises : on voudrait y aménager des remontées mécaniques, des pistes de ski alpin (hypothèse en rapport avec le projet de nouvelle station Saux-la Géla).

Pas la foule, ces jours-ci en tout cas. Je me suis rendu sur la crête de Bataillence, dimanche à pied, lundi en raquettes, et je n’ai croisé personne. Il y avait certes quelques traces, mais versant espagnol. La montagne de Bataillence était parée de neige vierge.

Au menu, dimanche, une incursion sur le sommet le plus occidental de la crête, au-dessus du port de Bielsa ; et lundi, un petit tour dans les combes et l’ascension du pic de Bataillence (2604 m).

La neige était bonne, nulle part glacée – comme elle peut l’être ailleurs actuellement (sans crampons, en rando raquettes la semaine dernière avec Régis, nous avons préféré ne pas gravir le sommet de Coste Oueillère). Aucun risque marqué d’avalanche, grand beau temps. Bref, des conditions favorables, comme vous pourrez vous en rendre compte sur les photos de cet article et d’un autre à paraître demain.

(27/11/2011) Cascade de glace en formation.
(27/11/2011) L'objectif est là-haut.
(27/11/2011) Sentier glissant. Gare !
(27/11/2011) Les connaisseurs de l'endroit se rendront compte où commence le manteau neigeux.
(27/11/2011) Dans la pente.
(27/11/2011) La sortie est très belle.
(27/11/2011) Plongeant dans l'ombre, la vallée aragonaise de Bielsa.
Randonnée/Pyrénées : les vallées de Saux et de la Géla

Randonnée/Pyrénées : les vallées de Saux et de la Géla

« Les vallées de Saux et de la Géla sont aujourd’hui des espaces majeurs pour un tourisme de nature et de randonnée en essor » (Avis du préfet des Hautes-Pyrénées sur le dossier UTN, 13/04/2011).

Suivent ici des photos que j’ai prises il y a quelques jours, lors de marches dans l’une et l’autre vallée, et qui montrent des lieux, des habitats naturels menacés plus ou moins directement par le projet de création de station de ski.

(08/05/2011) Sur la crête des Aiguillettes. On reconnaît le pic Méchant (à gauche) et le pic de Bugatet (à droite).
(08/05/2011) Le pic de Barrosa présente encore un bel enneigement.

(08/05/2011) Entre Géla et Saux, poursuite de la randonnée en direction de la hourquette des Aiguillettes.
(08/05/2011) Hourquette des Aiguillettes. Vue sur la crête frontalière, qui domine le vallon de Hourquet.
(08/05/2011) Mare bleue et jeu de nuages dans la vallée de Saux.
(09/05/2011) Ribère, la neste et les cabanes de la Géla, et là-haut, la Muraille de Barroude.
(09/05/2011) Ruisseau de Chermentas.
(09/05/2011) Primevères attirées par l'eau pure.
(09/05/2011) Observant son territoire, un isard mâle adulte.
(09/05/2011) La jeunesse de la vallée de la Géla (isards).
(10/05/2011) Gentianes de Koch.
Le projet de station de ski dans les vallées de Saux et de la Géla (2)

Le projet de station de ski dans les vallées de Saux et de la Géla (2)

(08/05/2011) Versant vallée de la Géla, la nouvelle station comprendra 6 pistes de ski, un télésiège de près de 2 km de longueur, des canons à neige, une grande retenue d'eau, une route d'exploitation, plusieurs bâtiments dont un restaurant d'altitude. La vue est prise à proximité de la future plateforme 2270 m.
(08/05/2011) Covisibilité totale avec l'autre rive de la vallée de la Géla (unité paysagère Chermentas), territoire d'exception localisé dans la zone coeur du parc national des Pyrénées, et patrimoine mondial de l'Unesco.
(10/05/2011) A l'arrivée du télésiège RM2 et de la piste bleue n° 7 projetés (plateforme 1860 m), on se rend bien compte que, versant Géla, la station sera tout en balcon au-dessus de Ribère et du parc national.
(09/05/2011) Par gravité naturelle, les ruisseaux de la Hourmagerie alimentent directement la neste de la Géla naissante, en amont des cabanes de la Géla.
(09/05/2011) Le desman des Pyrénées est présent dans la neste de la Géla, aux alentours des cabanes pastorales (très chanceux, j'ai pu l'y observer une fois). Avec le projet d'UTN, sa destruction est désormais annoncée.

(09/05/2011) Enjeu paysager : enveloppe des aménagements prévus, vue au loin depuis le chemin de Barroude, à Escouerens.
(08/05/2011) Le réseau hydrographique - qui est en très bon état écologique - du secteur de la Hourmagerie sera irrémédiablement impacté (terrassements, remodelages de terrains, neige artificielle, pollutions).
(10/05/2011) A cet endroit de Ribère, près des cabanes de la Géla, la neste de la Géla (qui coule à gauche) se trouve dans la zone coeur du parc national des Pyrénées, d'après le balisage.

(15/05/2011) L'impossibilité évidente, comme on le voit sur la photo, de domaine skiable entre la crête de Piau et la plateforme aval de la Hourmagerie confirme que Saux-la Géla sera en réalité une nouvelle station créée ex nihilo, et non une extension de Piau Engaly.