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Une chevrée au Rioumajou. Quelques questions sur les isards

Une chevrée au Rioumajou. Quelques questions sur les isards

En randonnée au Rioumajou il y a trois jours, j’ai eu la chance d’observer d’assez près une petite harde, une chevrée d’isards.

Reconnaissance des sexes

A l’encontre d’idées reçues, s’agissant de reconnaître à distance, dans la nature, un mâle d’une femelle chamois/isard, « aucune caractéristique morphologique n’est suffisante en elle-même pour différencier les animaux vivants » (L. Tarnaud, document en lien, p. 4).

Plusieurs caractéristiques sont requises, en fonction de différents critères morphologiques et anatomiques (stature/allure, pelage, cornes) mais aussi comportementaux (par exemple, la façon d’uriner, le fait d’être suitée d’un chevreau).

Ainsi, c’est une erreur de penser qu’un isard avec des cornes en V  bien marqué (divergence) est toujours un mâle.

Et il apparaît impossible, ou alors très aléatoire, de déterminer à distance le sexe d’un isard de moins de 2 ans en l’absence de tout critère comportemental.

Sur les photos que j’ai prises, on peut reconnaître une femelle adulte, deux chevreaux mâle(s) et/ou femelle(s) âgés juste de quelques semaines, et un isard juvénile né lui aussi en mai-juin, comme tous les chamois ou isards, mais l’an passé, donc éterlou ou éterle.

La chèvre est-elle la mère des deux chevreaux ? S’agit-il de jumeaux ?

La réponse, là non plus, n’est pas évidente.

En effet, une chèvre ne met au monde en principe qu’un seul petit (la possibilité de jumeaux paraissant tout à fait exceptionnelle).

Pour le docteur Couturier, (j’ai déjà évoqué ici sur le blog, à propos de la marmotte, cet éminent spécialiste de la faune de montagne), une chèvre suitée de deux chevreaux serait mère adoptive d’un chevreau orphelin.

J’ai posé la question à un connaisseur de référence en vallée d’Aure, un ami montagnard de Tramezaygues, Norbert, « Nono », Valencian – je le remercie beaucoup pour son éclairage, et il pense comme le docteur Couturier que c’est un cas d’adoption, « la nature étant bien faite ».

Une famille ? Une grande soeur ?

Les deux chevreaux, inséparables, suivaient la chèvre dès qu’elle se déplaçait, ne la lâchant pas « d’un sabot ».

En dehors de l’animal juvénile, parfois un peu en retrait mais manifestement membre de la chevrée, et trop jeune pour être déjà géniteur, il n’y avait aucun autre isard dans les parages.

J’ai eu le sentiment d’observer deux petits avec leur mère, et leur grande soeur (ou grand frère) – sans en avoir la certitude absolue, j’incline plutôt pour une grande soeur, une femelle, une éterle.

Sur le point de la parenté possible, confortant mon impression, je cite la remarque faite par P. Hutter et M. Glauser dans Les chamois et les bouquetins (Atlas Visuels Payot Lausanne, 1974) : « L’été… Pendant cette période, il est fréquent de voir le chevreau de l’année précédente retrouver sa mère, qu’il n’a plus vue depuis plusieurs semaines ».

Quant à la question de savoir si le subadulte est une éterle ou un éterlou, nombreux sont les spécialistes qui ont relevé que lorsqu’une chèvre est suitée par deux jeunes d’âge différent, en l’occurrence son chevreau de l’année et un chevreau de l’année d’avant, ce dernier est le plus souvent une éterle.

Liens utiles :

– le livre La grande faune de montagne (1996) – cliquer sur la photo de couverture pour afficher tout le texte – magistral – en ligne !

– un document de L. Tarnaud (1998) ;

– la thèse de T. Cazajous (2002) ;

– la thèse de O. Valles (2002) ;

– une page sur le site de l’ONCFS ; sa brochure ;

– une page sur un site naturaliste – des infos générales rapides et faciles à lire ;

– et enfin, pour le plaisir des yeux, une très belle photo de chevreau en gros plan sur le site de la FDCI.

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Les deux chevreaux – et eux seuls – m’ont remarqué. Il est probable que je suis le premier « homo sapiens » qu’ils voient. (Photo : Michel Bessone)
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Les deux petits se rapprochent de leur mère biologique ou adoptive. (Photo : Michel Bessone)
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« Eh, tu fais quoi, tu viens ? » semble dire le chevreau à gauche. (Photo : Michel Bessone)
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« Tu viens pas, bof ! » (Photo : Michel Bessone)
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« Je reste avec Maman. » (Photo : Michel Bessone)
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La chevrée s’éloigne. (Photo : Michel Bessone)
Le subadulte, à gauche, rejoint la chèvre et les deux chevreaux. (Photo : Michel Bessone)
Le subadulte, à gauche, rejoint la chèvre et les deux chevreaux. (Photo : Michel Bessone)
En la grossissant, il y a plein de renseignements sur cette photo. (Photo ; Michel Bessone)
En la grossissant, il y a plein de renseignements sur cette photo. (Photo : Michel Bessone)
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Critères de différenciation mâle-femelle. (Source : thèse O. Valles)
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Estimation de l’âge d’après la taille des cornes. (Source : thèse O. Valles)
Le Cap du Mont en boucle au départ d’Ens

Le Cap du Mont en boucle au départ d’Ens

Le Cap du Mont, premier sommet à l’aplomb de Saint-Lary, est caractéristique avec ses dalles de schiste souvent très luisantes et la vaste forêt de Caneilles.

Cette cime plutôt modeste (2067 m) se prête à une randonnée en boucle pas trop difficile, intéressante, variée, au départ du village d’Ens.

On est la plupart du temps hors des sentiers battus. Aussi, faut-il chercher un peu le meilleur cheminement.

J’y ai fait un tour hier après-midi entre deux séquences de météo perturbée.

A mon agréable surprise, j’ai croisé de nombreux isards, une quarantaine dont des jeunes, tout près du lac de la Coume.

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Sous les dalles de schiste. (Photo : Michel Bessone)
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Les rhodos sont bien en fleurs. (Photo : Michel Bessone)
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Changement de versant. (Photo : Michel Bessone)
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Plus très loin du sommet. (Photo : Michel Bessone)
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Un aperçu de la vallée d’Aure. (Photo : Michel Bessone)
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Vallée du Rioumajou. (Photo : Michel Bessone)
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Rayon de soleil sur Vignec. (Photo : Michel Bessone)
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Vers la haute vallée d’Aure. (Photo : Michel Bessone)
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Le Pichebrou et là-bas, enneigé, le Hourgade. (Photo : Michel Bessone)
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Col d’Azet. Col de Peyresourde. (Photo : Michel Bessone)
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« Lac » de la Coume. (Photo : Michel Bessone)
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Des isards. (Photo : Michel Bessone)
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Ici, 5 adultes et 3 petits. (Photo : Michel Bessone)
Vallée du Moudang. Isards et gypaète

Vallée du Moudang. Isards et gypaète

Sortie en raquettes cet après-midi dans la vallée du Moudang.

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Deux isards mâles. (Photo : Michel Bessone)
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Le pelage d’hiver se met en place. (Photo : Michel Bessone)
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Là, ça enfonce ! (Photo : Michel Bessone)
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On reconnaît bien les cornes d’un mâle. (Photo : Michel Bessone)
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A l’approche des granges du Moudang. (Photo : Michel Bessone)
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Les granges du Moudang. (Photo : Michel Bessone)
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Bonne épaisseur de neige. (Photo : Michel Bessone)
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Une observation rare : un gypaète barbu. (Photo : Michel Bessone)
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En amont des granges. (Photo : Michel Bessone)
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Le parcours est sauvage. (Photo : Michel Bessone)
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Seul dans la neige, un autre isard mâle. (Photo : Michel Bessone)
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Effet givrant. (Photo : Michel Bessone)

 

Les rives hantées du lac d’Aubert. Hérodiade, créature maudite

Les rives hantées du lac d’Aubert. Hérodiade, créature maudite

La légende d’Hérodiade hantant les parages du lac d’Aubert est connue de longue date en vallée d’Aure.

Je rapporte ici la version recueillie sur place en 1824 par Du Mège, et que l’on trouve dans des passages différents d’Archéologie pyrénéenne (T. II, Toulouse, Delboy, 1860).

« Les fées d’Ancizan étaient en possession de cette petite mer, suspendue aux flancs escarpés des montagnes des Bigerrones ; elles la parcouraient dans une nacelle dorée, dont la voile avait emprunté à la pourpre son éclatante couleur. Des vêtements légers couvraient leurs formes sans en déguiser les contours gracieux. Elles chantaient, en traversant les flots azurés du lac. Hérodiade parcourait alors les monts du Néouvielle ; elle aperçut l’élégante gondole des fées, et elle vint leur demander de s’y asseoir près d’elles. Sa taille est gigantesque, ses traits inspirent l’effroi. Un refus excita sa colère. Elle arracha d’énormes blocs de granit des montagnes voisines et les lança dans le lac où on les voit encore. La nef fut engloutie par les flots soulevés ; mais Hérodiade ne put atteindre les fées, qui transformées en biches aux pieds rapides, furent chercher un asile dans les vastes grottes de Tibiran. »

Hérodiade apparaît comme une géante dont la figure effraie. Alors que les deux personnages sont parfois mélangés, confondus, au bord du lac d’Aubert (Du Mège écrit « Overt »), c’est plutôt Hérodiade et non pas la belle et gracieuse Salomé qui se manifeste.

Les « biches aux pieds rapides » correspondent certainement à des isards. Il est plus difficile de comprendre les rapports géographiques : Ancizan, Tibiran.

J’ai discuté un jour de la légende avec un « ancien », un berger de Soulan qui connaît à la perfection le secteur. Il se souvenait qu’enfant on lui avait raconté une histoire étrange au sujet de l’île du lac d’Aubert. Une femme aurait autrefois été sauvée grâce à cette île.

D’après les Evangiles, qui parlent de la mort de Jean le Baptiste (Matthieu 14.1-12 ; Marc 6.14-29. Voir aussi Luc 3.19-20 et 9.7-9), Hérodiade est l’instigatrice cruelle d’un véritable assassinat. La scène fortement morbide du Banquet d’Hérode reste célèbre dans l’imagerie européenne. Saint Jérôme précisant qu’Hérodiade perça la langue de Jean – qui avait dénoncé son union, interdite par la loi, avec Hérode Antipas – à l’aide du poinçon de sa coiffure frivole.

Pour expier le crime, damnée jusqu’à la fin des temps, Hérodiade doit, selon la tradition, errer dans les airs, la nuit, ou le jour par brouillard. Cherchant à entraîner des jeunes femmes au sabbat… Voilà une figure classique et terrifiante de la chasse sauvage.

Que le fantôme d’Hérodiade fréquente volontiers les rives du lac d’Aubert n’a rien de surprenant. En Comminges (la vallée d’Aure faisait partie, jusqu’à la Révolution, du diocèse de Comminges) et en Couserans, associée à Diane (la « déesse des païens ») et Bensozia, Hérodiade déambule jamais loin de Lugdunum, cité gallo-romaine de son triste exil

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La « reine » Hérodiade tenant un glaive et la tête de saint Jean-Baptiste (cf. Judith et Holopherne ?). Fresque (XVIe siècle) de l’église de Benqué-Dessous (Luchonnais). (Photo : Michel Bessone)
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Hérodiade [assise sur un trône, Salomé devant elle], Henri-Léopold Lévy. (Musée des Beaux-Arts, Brest)
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L’île du lac d’Aubert. (Photo : Michel Bessone)

 

Randonnée/Pyrénées : le Comodoto

Randonnée/Pyrénées : le Comodoto

Une rando grande classique, incontournable, qui se déroule entre la vallée de Pineta et celle bien moins connue de Chisagües.

Avec Régis, nous sommes partis d’Espierba, village-balcon tout en étages et idéalement situé versant sud.

Le fond de l’air était assez vif. En France la triste grisaille persistait, débordant en Espagne par-dessus la crête frontalière.

A la croisée de deux sentes, nous avons été comblés par de gracieux isards.

 

(03/09/2012) « Paredes ».
(03/09/2012) Aspect lunaire.
(03/09/2012) Granges dans la vallée de Chisagües.
(03/09/2012) Les nuages ont passé le fond du Rioumajou.
(03/09/2012) Comodoto.
(03/09/2012) Régis arrivant au sommet.
(03/09/2012) Vue sur le massif du mont-Perdu.
(03/09/2012) Le très jeune isard court vers sa maman.
(03/09/2012) Plutôt chèvre ou plutôt antilope ?
(03/09/2012) Regroupement familial dans la pierraille.
Randonnée/Pyrénées : une semaine de randos (4)

Randonnée/Pyrénées : une semaine de randos (4)

Vendredi 15/06/2012 : Signal de Bassia.

Dimanche 17/06/2012 :  Salcorz-Trigoniero (Aragon).

(15/06/2012) Versant nord de l’Arbizon.
(15/06/2012) Courtaou de Tire-Mouréou.
(17/06/2012) Cascade de Pinarra.
(17/06/2012) Isard bondissant. On croirait une antilope.
(17/06/2012) Le secteur de la Munia reste bien enneigé.
(17/06/2012) Vallon de Pinarra. Port Vieux.
(17/06/2012) Torrent de Trigoniero.
(17/06/2012) Les rhodos fleuris sont vraiment superbes.
Première quinzaine de mai. Un éveil de la nature

Première quinzaine de mai. Un éveil de la nature

Je vous montre ici quelques photos que j’ai prises lors de randonnées à pied durant les quinze derniers jours, essentiellement en vallée d’Aure.

Le printemps est bien là, fleuri et presque partout chargé de vert. En effet, la neige persiste encore avec une volonté tenace sur les hauteurs.

Signe qui ne trompe pas : vers 2000 m d’altitude, les vipères s’extraient de leurs ténébreuses caches hivernales… Il faudra désormais prendre garde à ne pas marcher dessus – ce que j’ai failli faire avant-hier !

Spectacle rare, j’ai eu la chance d’observer à loisir un tout jeune isard, un cabri peu s’en faut nouveau-né. J’aurais pu le toucher, d’autant qu’il ne tenait quasiment pas debout. Bien sûr, je suis resté à distance pour le laisser tranquille. Un mâle adulte, son père j’imagine, veillait pas loin.

(05/05/2012) Pâturages aurois (néanmoins en vallée de Campan). Pic du Midi de Bigorre.
(08/05/2012) Cavalcade du ruisseau d'Ardengost.
(08/05/2012) Maisons à Fréchet-Aure.
(08/05/2012) Les trois orchis.

(14/05/2012) Devant moi, une vipère.
(10/05/2012) Cabane d'Aret.
(10/05/2012) Le majestueux versant nord du Batoua.
(10/05/2012) Avalanche de plaque sous le pic de Cauarère.
(14/05/2012) Gentianes fidèles au calendrier.
(14/05/2012) Ravissant !
(14/05/2012) Autour des yeux, la "lunette", on dirait un "loup"...
(14/05/2012) Le cabri a beaucoup de mal à tenir sur ses pattes.
Randonnée/Pyrénées : la Punta Llerga

Randonnée/Pyrénées : la Punta Llerga

Si l’on part du col de Santa Isabel, la randonnée n’est pas trop longue pour atteindre les hauteurs herbeuses de la Punta Llerga.

En faction à proximité immédiate du massif du Cotiella, cette montagne est singulière et très belle.

Voici quelques photos prises hier après-midi, dans une ambiance calme de fin d’automne.

(09/12/2011) Il y a du pierrier à remonter, mais sur une assez bonne sente.
(09/12/2011) Le village de Saravillo.
(09/12/2011) Vis-à-vis saisissant avec le Cotiella.
(09/12/2011) Peña de Sin, Peña de San Martin : un bastion central de la vallée de Gistain.
(09/12/2011) Zerro el Puntal, de l’autre côté.
(09/12/2011) Dans une lumière un peu voilée, le massif du mont Perdu.
(09/12/2011) Movison Grande.
(09/12/2011) La vallée de Gistain, avec le Posets en toile de fond.
(09/12/2011) Le rio Cinca coule tout en contrebas.
(09/12/2011) Cet isard mâle a revêtu sa robe d’hiver.
(09/12/2011) Extraordinaire Cotiella !
(09/12/2011) Le signal au point culminant. Là-bas, la Punta Suelza.

 

Randonnée/Pyrénées : Zerro el Puntal (vallée de Pineta)

Randonnée/Pyrénées : Zerro el Puntal (vallée de Pineta)

A l’entrée de la vallée de Pineta, au-dessus même de Bielsa et de ses grouillantes ventas, le Zerro el Puntal reste un endroit ignoré du grand public des randonneurs.

Pas vraiment de cairns, aucune sente évidente une fois atteint le Portillo de Tella (le chemin est bien balisé jusque-là, sauf si l’on quitte le GR).

Voilà un site naturel comme il en existe encore heureusement beaucoup dans les Pyrénées (surtout côté espagnol) : à l’écart de la mode, secret, sauvage, et pourtant fort accessible.

La faune et la flore méritent à elles seules la visite, je vous l’assure.

(07/09/2011) La vallée de Pineta, avec le massif du Mont-Perdu.
(07/09/2011) Refuge de Montinier (il n'y a, c'est dommage, aucun aménagement à l'intérieur).
(07/09/2011) Que d'eau, que d'eau !
(07/09/2011) En zoomant, la Pène Blanque (de Troumouse) - qui porte bien son nom.
(07/09/2011) Portillo de Tella : vue vers la Punta Fulsa et la Punta Suelza.
(07/09/2011) Marmotte "calcicole".
(07/09/2011) Au loin, le bastion du Cotiella.
(07/09/2011) Pico la Pala.
(07/09/2011) Changement de versant, après la Collada.
(07/09/2011) Rythmique géologique.
(07/09/2011) Au sommet.
(07/09/2011) Le rendez-vous des isards.

Randonnée/Pyrénées : le pic de Marty Caberrou

Randonnée/Pyrénées : le pic de Marty Caberrou

« Le pic de Marty Caberrou ? C’est quoi ce sommet, il se trouve où ? »

A l’écart des circuits à la mode, j’aime bien randonner du côté du pic de Marty Caberrou (2677 m), cime discrète sur la crête frontière, au sud de la vallée du Moudang, dont le nom signifierait « le pic de la petite tête d’ours » ou serait celui d’une personne (un certain Marti Cabiro).

Schistes et torrents, forêts et prairies d’altitude sont le décor de ce sanctuaire naturel, où l’on peut crapahuter en faisant de nombreuses variantes, sans jamais croiser grand monde.

(09/06/2011) Montagne de Salcorz. Là-bas, l’entrée de la vallée de Barrosa.
(09/06/2011) Vallon d’Héchempy.
(09/06/2011) Régis, grimpant la crête schisteuse.
(09/06/2011) Au sommet.
(09/06/2011) En le disant vite : « ça se dégage ! »
(09/06/2011) De l’utilité des bâtons dans la descente.
(09/06/2011) Une pause casse-croûte bien méritée.
(09/06/2011) Creusement torrentiel.
(09/06/2011) La Plana. Cabane de Trigoniero.
(09/06/2011) Ici, c’est le pays des isards.
(09/06/2011) Une cascade pittoresque.
(09/06/2011) Retour agréable en longeant le canal.