Archives de
Étiquette : Antiquité

Trois mystérieuses sculptures d’animaux (1)

Trois mystérieuses sculptures d’animaux (1)

Intéressons-nous à trois curieux bas-reliefs animaliers que l’on peut découvrir dans des vallées voisines, versant nord des Pyrénées centrales.

Certes, ces sculptures ont chacune une histoire séparée, mais, délicates à interpréter, elles possèdent en commun une bonne part de mystère…

Voici, tour à tour : la chèvre de Pailhac, le monstre de Ris, et l’ « ours » de Poubeau.

La chèvre de Pailhac

Il faut vraiment lever la tête pour distinguer la pierre insérée au sommet du clocher-mur de l’église romane de Pailhac, petit village aurois – dont je recommande le site web, très bien fait (la sculpture en question y est décrite à cette page).

Tout comme le morceau d’acrotère ou antéfixe visible dans le mur de la sacristie, il s’agit sans nul doute d’un remploi gallo-romain.

N’oublions pas que la vallée d’Aure était rattachée à la cité des Convènes (civitas Convenarum), qui avait Lugdunum pour capitale (de nos jours, Saint-Bertrand-de-Comminges).

La scène montre une chèvre broutant les feuilles ou les bourgeons d’un arbre/arbuste. Durant l’Antiquité romaine, la chèvre a été souvent sculptée (v. une note, p. 138).

Mais donner son sens à ce motif champêtre reste difficile. Est-ce une simple image de la vie campagnarde ? Y a-t-il un rapport avec le culte dionysiaque ? Quelle était l’étendue d’une fonction funéraire possible ?

Autre point qui mérite d’être mentionné. Il est très inhabituel qu’un remploi gallo-romain soit placé aussi haut (et bien au centre) d’un édifice religieux de l’ancien diocèse du Comminges. Serait-ce, dans un but conjuratoire, d’exorcisme, parce que la chèvre évoque traditionnellement le Diable ?

bas-relief-sous-faite-eglise-chevre-pailhac-mysterieuses-sculptures-d-animaux
Le bas-relief antique, sous le faîte de l’église de Pailhac. (Photo : Michel Bessone)
chevre-broutant-pailhac-mysterieuses-sculptures-d-animaux
La chèvre broutant. (Photo : Michel Bessone)
Pierres gallo-romaines en vallée d’Aure : un patrimoine bimillénaire en danger ?

Pierres gallo-romaines en vallée d’Aure : un patrimoine bimillénaire en danger ?

Pour la personne qui s’intéresse à l’Antiquité dans les Pyrénées centrales et à la préservation du patrimoine, la vallée d’Aure peut faire figure de parent pauvre par rapport à d’autres composantes de la cité des Convènes : le Luchonnais, la Barousse, le Pays de la Neste et même la vallée du Louron.

Il est vrai que, si environ 20 sites aurois ont une histoire prouvée ou fort probablement en relation avec l’époque gallo-romaine, très peu de vestiges archéologiques subsistent sur place – à la différence par exemple du Larboust, véritable et magnifique musée à ciel ouvert.

On affirme sur un ton péremptoire, sans la moindre preuve tangible, que les légions de César ont remonté la vallée d’Aure pour se rendre en Espagne, que le thermalisme en vallée d’Aure (à Cadéac, à Saint-Lary !) remonte aux Romains, que partout les mines et les carrières de marbre étaient déjà exploitées durant l’Antiquité.

On raconte que la Ténarèze a été décrite par Jules César dans la Guerre des Gaules – en reprenant là une grossière erreur de traduction.

Ce qui fait surtout problème, à mon avis, c’est que les rares vestiges gallo-romains encore visibles en vallée d’Aure ne sont pas mis en valeur, ou alors très peu (ainsi, la stèle de Guchan reste ignorée des panneaux et des dépliants touristiques), et que certains sont même exposés voire sujets à des détériorations.

A signaler une info révélatrice des limites du souci de sauvegarde de ce patrimoine historique : des dizaines de pièces de monnaie datant de l’époque gallo-romaine auraient été retrouvées dans la vallée du Rioumajou et seraient détenues par un particulier local.

eglise-vignec-pierres-gallo-romaines-en-danger-vallee-aure
Eglise de Vignec. (Photo : Michel Bessone)
deux-pierres-gallo-romaines-en-danger-vallee-aure
Deux pierres gallo-romaines. (Photo : Michel Bessone)
inscription-interet-scientifique-majeur-pierre-gallo-romaines-en-danger-vallee-aure
Une inscription d’un intérêt scientifique majeur. (Photo : Michel Bessone)

 

« Désirs d’éternité », une expo archéologique à ne pas manquer

« Désirs d’éternité », une expo archéologique à ne pas manquer

Jusqu’au 29 septembre 2013, à Saint-Bertrand-de-Comminges, il y a deux mille ans : la ville gallo-romaine de Lugdunum (Lugdunum puis plus tard Convenae, et non pas « Lugdunum Convenarum » – néologisme datant du 19e siècle), une exposition remarquable est consacrée aux cultes funéraires en Comminges antique.

« Désirs d’éternité » s’adresse avec pédagogie à tous les publics.

A découvrir ou revoir, des pièces superbes provenant de divers sites commingeois : stèles et plaques, frises, bustes et statues, auges, antéfixes et acrotères, figure de Méduse…

La salle d’exposition se trouve aux Olivétains 2 (« Ancienne gendarmerie »). L’entrée est totalement gratuite.

Alors, si vous êtes dans le secteur, n’hésitez pas !

La visite pourra bien sûr être complétée par celle, gratuite aussi, d’une partie du célèbre trophée augustéen découvert à Saint-Bertrand-de-Comminges, à voir aux Olivétains (parvis de la cathédrale).

couvercle-auge-gorgone-expo-desirs-d-eternite
Couvercle d’auge cinéraire, figure de Gorgone, provenance : Bagnères-de-Luchon. (Photo : Michel Bessone)
coffre-funeraire-motifs-geometriques-expo-desirs-d-eternite
Coffre funéraire, motifs géométriques, provenance : Bagnères-de-Luchon. (Photo : Michel Bessone)
stele-campanus-silvanus-expo-desirs-d-eternite
Stèle de Campanus et Silvanus, provenance : Valcabrère.                           (Photo : Michel Bessone)
texte-explicatif-stele-campaznus-silvanus-expo-desirs-d-eternite
Texte explicatif. Stèle de Campanus et Silvanus. (Photo : Michel Bessone)
tete-funeraire-expo-desirs-d-eternite
Tête funéraire masculine, provenance : Saint-Bertrand-de-Comminges. (Photo : Michel Bessone)
antefixe-ou-acrotere-expo-desirs-d-eternite
Antéfixe ou acrotère, provenance : Générest. (Photo : Michel Bessone)
trophee-augusteen-trophee-gaulois-olivetains
Trophée augustéen : le trophée gaulois. (Photo : Michel Bessone)
trophee-augusteen-captive-hispanique-olivetains
Trophée augustéen : la captive hispanique (détail).                                 (Photo : Michel Bessone)
Variations antiques autour de la stèle de Guchan

Variations antiques autour de la stèle de Guchan

Pour compléter mon article sur la stèle gallo-romaine de Guchan, voici juste quelques photos que j’ai prises récemment, à Toulouse (Musée Saint-Raymond), à Saint-Bertrand-de-Comminges (Musée archéologique départemental), ou dans le Luchonnais à Saint-Aventin.

stele-guchan-colombe-aure
Stèle gallo-romaine de Guchan. (Photo : Michel Bessone)
face-coffre-cineraire-toulouse-stele-guchan
Face d’un coffre cinéraire, provenance : Toulouse, IIIe ou IVe siècle (?). Musée Saint-Raymond. (Photo : Michel Bessone)
face-coffre-cineraire-saint-lizier-stele-guchan
Face d’un coffre cinéraire, provenance : Saint-Lizier, IIIe ou IVe siècle. Musée Saint-Raymond. (Photo : Michel Bessone)
pierre-funeraire-pelte-tetes-oiseaux-saint-aventin-stele-guchan
Pierre funéraire gallo-romaine. Décor de pelte à têtes d’oiseaux picorant la vigne. Eglise de Saint-Aventin. (Photo : Michel Bessone)
decor-pelte-tetes-oiseaux-saint-pe-ardet-stele-guchan
Coffre funéraire. Décor de pelte à têtes d’oiseaux picorant la vigne, provenance : Saint-Pé d’Ardet, IIe-IIIe siècles. Musée archéologique, Saint-Bertrand-de-Comminges. (Photo : Michel Bessone)
sarcophage-paleochretien-toulouse-stele-guchan
Vase et ceps de vigne. Décor d’un sarcophage paléochrétien, provenance : Toulouse, fin du IVe ou Ve siècle.               Musée Saint-Raymond. (Photo : Michel Bessone)

 

La croix du Castéra à Aulon

La croix du Castéra à Aulon

Pour répondre à une hypothèse, j’apporte juste une précision complétant mon récent article + commentaire sur la stèle gallo-romaine de Guchan.

La croix du Castéra (que l’on date du 17e siècle), avec un Christ en croix, ne peut pas correspondre à la pierre signalée par Stéphane Lévêque, c’est absolument certain.

Sur la photo, rien ne rappelle la stèle de Guchan.

croix-castera-aulon
La croix du Castéra. (Photo : Michel Bessone)

 

La stèle gallo-romaine de Guchan. Colombes auroises

La stèle gallo-romaine de Guchan. Colombes auroises

Au seuil du cimetière de Guchan, on remarque à droite, fixée au mur, une plaque brisée rectangulaire.

Il s’agit d’un monument funéraire gallo-romain qui pourrait dater de la fin du IIe ou du début du IIIe siècle.

Le matériau est du marbre. Autour d’un cartouche central avec une épitaphe presque illisible, le décor présente divers éléments à valeur symbolique.

L’inscription de la stèle

Le texte gravé semble être une dédicace aux dieux Mânes – D(is) M(anibus) – de Untel / ou et à Untel / ou à Untel, faite par un certain Ingenus.

Si les lettres D et M se discernent encore aujourd’hui, nous ne pouvons absolument pas déchiffrer le nom du défunt.

Le décor de la stèle

Comme nous l’avons déjà observé (épitaphe de Silvana) à Anéran, dans la vallée du Louron, des pilastres sont représentés de part et d’autre, mais ici la facture est plus grossière. Les chapiteaux intègrent un motif de palmettes.

Issus d’un vase (urceus) à anses à angle droit, des pampres s’élèvent en serpentant. Ils portent des grappes de raisin.

Deux oiseaux, des colombes, picorent les grappes inférieures. Dos à dos, la cruche au milieu.

Feuilles stylisées et rosettes s’intercalent dans l’ensemble fort géométrique.

Les rameaux de vigne évoquent un alambic. Elles aboutissent à des spirales sans fin.

Comment interpréter cette sculpture funéraire ?

On se tromperait bien sûr en se référant à l’iconographie chrétienne. Rappelons que la pierre, consacrée aux dieux Mânes, est païenne.

Le motif principal, celui des colombes becquetant des raisins, vient de Rome. Et même, pour la colombe, de la Grèce antique, où cet oiseau était souvent représenté sur les stèles mortuaires, y figurant l’âme du défunt (sans rapport avec la colombe attribut d’Aphrodite).

A Guchan, les deux colombes interviennent vraisemblablement comme animaux psychopompes, guides de l’âme du mort dans l’au-delà.

La vigne est symbole dyonisiaque des cycles de la vie qui renaît. Les colombes se nourrissent de son fruit.

Palmettes et surtout spirales ont un sens d’éternité, d’immortalité.

Autres monuments comparables

1) L’archéologue Stéphane Lévêque a signalé il y a une vingtaine d’années la présence à Aulon, en vallée d’Aure aussi, d’une stèle semblable à celle de Guchan, mais christianisée, avec un Christ en croix.

Je ne sais où elle se trouve, à quoi elle ressemble, si l’information est exacte. En tout cas, il ne s’agit pas du remploi gallo-romain du clocher de l’église.

2) A Saléchan, en Barousse, une auge cinéraire.

3) Plaque d’Avezac-Charlas (31), près de Boulogne-sur-Gesse.

4) Stèle provenant de Saint-Lizier, en Ariège. Le dessin des grappes suggère des pommes de pin, chargées également de beaucoup de symboles.

Des colombes romanes à Estensan

Un millénaire après la décoration de la stèle de Guchan, deux colombes ont été représentées sur le tympan à chrisme de l’église d’Estensan.

Elles font peut-être penser davantage à d’autres oiseaux, mais il s’agirait bien de colombes, associées à l’Esprit saint et à l’Eucharistie.

La jeune femme et la colombe (Bourisp)

Oeuvre de Simon Jacquemond, datant de 1956.

Henri Caillavet, grande figure de la vie politique française, longtemps maire de Bourisp, est à l’origine de l’installation de cette statue au centre du village.

Le message pacifique fait peu de doute.

stele-guchan-colombe-aure
Stèle gallo-romaine de Guchan. (Photo : Michel Bessone)
stele-avezac-charlas-julien-sacaze
Stèle gallo-romaine d’Avezac-Charlas, relevée par Julien Sacaze. (Photo : Michel Bessone)
stele-saint-lizier-julien-sacaze
Stèle gallo-romaine de Saint-Lizier, relevée par Julien Sacaze. (Photo : Michel Bessone)
tympan-roman-estensan-colombe-aure
Tympan roman de l’église d’Estensan. (Photo : Michel Bessone)
detail-tympan-estensan-colombe-aure
Détail du tympan de l’église d’Estensan. (Photo : Michel Bessone)
statue-bourisp-colombe-aure
La jeune femme et la colombe, statue à Bourisp. (Photo : Michel Bessone)
detail-statue-bourisp-colombe-aure
Détail de la statue de Bourisp. (Photo : Michel Bessone)

 

Courons la contrée

Courons la contrée

Mon dernier billet « Dans le vallon de la Pez » vient d’être repris sur un blog d’informations que je ne connaissais pas encore.

Courons la contrée est dédié notamment au patrimoine historique et naturel, à la richesse de notre terroir.

granges-moudang
Granges du Moudang (65). (Photo : Michel Bessone)
ruines-chateau-lacoste
Ruines du château de Lacoste (84). (Photo : Robert Bessone)
eglise-petit-palais
Eglise romane de Petit-Palais-et-Cornemps (33), détail de la façade occidentale. (Photo : Michel Bessone)
hameau-navacelles
Hameau de Navacelles (34 et 30). (Photo : Suzanne Schindler)
notre-dame-de-paris
Notre-Dame de Paris (75). (Photo : Catherine Bessone)
inscription-pierre-ecrite
La Pierre Ecrite (04). Inscription latine. (Photo : Michel Bessone)
sculptures-dans-bordeaux
Sculpture moderne à Bordeaux (33). (Photo : Michel Bessone)
port-collioure
Port de Collioure (66). (Photo : Suzanne Schindler)

 

Le flottage du marbre en vallée d’Aure

Le flottage du marbre en vallée d’Aure

Au sujet, aussi, de mon récent billet : « Saint-Lary, jadis port fluvial », voilà un passionnant article de J-M Minovez, relatif à la navigation sur le cours supérieur de la Garonne (attendre un peu pour le chargement).

A partir d’Ilhet et de Sarrancolin, des radeaux transportant de très lourds blocs de marbre circulaient autrefois sur la Neste d’Aure. Et peut-être dès l’époque impériale de l’Antiquité romaine, tandis que florissait la cité de Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges) – cette question est cependant discutée par les historiens.

Lorsque l’on voit le faible niveau actuel de la rivière, on a du mal, bien sûr, à imaginer cela.

Pourtant, pendant des siècles, un trafic fluvial existait sur la Neste. En particulier, sous le règne de Louis XIV.

Louis Antoine de Pardailllan de Gondrin, duc d’Antin (vous connaissez : Madame de Montespan, une station de métro à Paris ?) fut un personnage clef, en promouvant les marbres pyrénéens jusqu’au Château de Versailles.

Plus curieux, les marbres de la vallée de Campan – la carrière d’Espiadet – ont transité par voie fluviale en vallée d’Aure. Le « Chemin Royal pour les marbres », ouvert par Pierre de Lassus en 1713, permettait l’entreprise.

Pour en savoir davantage sur la question, à consulter absolument cet article (p. 25) et un autre, dont l’auteur est le spécialiste P. Julien.

A noter : une transcription faite par l’abbé F. Marsan laisse entendre que déjà le 10 novembre 1629 le marbre de Campan pouvait être acheminé via la vallée d’Aure en vue d’un radelage, donc plusieurs décennies avant  la création officielle du « Chemin Royal pour les marbres ».

Quoi qu’il en soit, les marbres pyrénéens ont été diffusés déjà dans l’Antiquité, par voie fluviale, maritime ou terrestre, très loin de leur lieu d’extraction.

Comme j’ai pu l’observer en Dordogne à la villa de Montcaret, ce matériau lithique a beaucoup voyagé.

N’oublions pas que le marbre de Campan se retrouve à Lyon (Lugdunum, département du Rhône), et en Italie, sous la dénomination de cippolino mandolato, dans la villa de l’empereur Hadrien à Tivoli.

(15/03/2012) La carrière d’Espiadet (Campan), aujourd’hui.
(11/12/2009) Tracé du « Chemin Royal pour les marbres », entre la marbrière d’Espiadet et le col de Beyrède.
(10/03/2012) Marbre de Campan (« griotte », avec des veines blanches).
(10/03/2012) Autre variété de marbre de Campan (Campan vert).
Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, duc d’Antin. Portrait célèbre peint par Hyacinthe Rigaud.
Les marbres antiques pyrénéens de la villa de Montcaret

Les marbres antiques pyrénéens de la villa de Montcaret

La villa gallo-romaine de Montcaret se trouve en  Dordogne. Elle est surtout connue pour ses magnifiques mosaïques, aux motifs marins notamment.

Lors d’une récente visite, j’ai remarqué plusieurs marbres antiques provenant des Pyrénées centrales : « des carrières de Saint-Béat, Sarrancolin et Campan » (précisions obtenues auprès du responsable de la visite du site archéologique).

Depuis les lointaines vallées pyrénéennes, le transport du matériau se faisait durant l’Antiquité par voie fluviale, sur des radeaux, via la Garonne.

(05/10/2011) Une partie du site archéologique de Montcaret (l’église a été bâtie dessus).
(05/10/2011) La piscine froide et son décor marin.
(05/10/2011) Poissons.
(05/10/2011) Poulpes.
(05/10/2011) La salle cruciforme renferme des marbres pyrénéens.
(05/10/2011) Mosaïque aux motifs de peltes (salle cruciforme).
(05/10/2011) Vitrine de la salle d’accueil.
(05/10/2011) Vitrine de la salle d’accueil. Le marbre vert provient de Campan.