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Étiquette : Aure

Du col de Bas au pic de Montaut

Du col de Bas au pic de Montaut

Ce joli parcours en raquettes suit la ligne de crête entre la vallée d’Aure et la vallée de Nistos.

Le terrain n’est pas très accidenté, même s’il y a de la « montagne russe ».

On visite trois sommets : le mont Castéra, le Glouppe-hup – au nom bizarre, assez loufoque – et le Montaut (prononcer Montaou).

Au départ de la vallée d’Aure, l’approche se fait en suivant la piste à flanc du val de Baricave, ce qui permet une excellente mise en jambes.

J’aime bien me rendre dans le secteur du Montaut, du mont de Collantigue (voir des articles ici sur le blog).

J’y étais hier avec Régis, et vous constaterez sur les photos un enneigement tout à fait honorable.

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Régis arrive au col de Bas. (Photo : Michel Bessone)
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Col de Bas (1454 m). (Photo : Michel Bessone)
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Entre le mont Castéra et le Glouppe-hup. (Photo : Michel Bessone)
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Sur la droite, les forêts du val de Baricave. (Photo : Michel Bessone)
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Direction le Glouppe-hup. (Photo : Michel Bessone)
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Toujours dans une belle neige, nous nous rapprochons du Montaut. (Photo : Michel Bessone)
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Régis a pris de la distance. (Photo : Michel Bessone)
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Hauteurs de la vallée de Nistos (pic de Mont Aspet). (Photo : Michel Bessone)
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Dernière pente avant le sommet du Montaut. (Photo : Michel Bessone)
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Sur le pic de Montaut (1722 m). (Photo : Michel Bessone)
Une petite sortie à l’heure du goûter. Les granges foraines en hiver

Une petite sortie à l’heure du goûter. Les granges foraines en hiver

Grâce au froid qui persiste, la neige reste propice pour faire de la raquette même pas très haut dans la montagne auroise.

Hier après-midi, je suis allé marcher deux courtes heures en amont du village de Cadeilhan, à l’étage des granges foraines de Cadeilhan-Trachère et de Vignec.

Beaucoup de ces granges sont malheureusement aujourd’hui des ruines.

Autrefois, jusqu’aux années 60, elles étaient utilisées l’hiver pour abriter le bétail – les vaches, pas les moutons, qui eux ne restaient pas en principe durant la mauvaise saison dans la vallée mais transhumaient vers le bas-pays (plaines des Hautes-Pyrénées et du Gers).

Les paysans y montaient régulièrement malgré la neige, les vaches ayant besoin de soins quotidiens.

Une trace était faite et entretenue par le passage répété.

Les trajets s’effectuaient à pied, et parfois en raquettes. Jamais à ski, pour la simple raison que le ski n’a jamais existé dans les Pyrénées avant son introduction au début du siècle dernier. Pour les paysans montagnards, des skis auraient de toute façon été beaucoup moins pratiques que les raquettes.

Relevons que l’utilisation de la raquette à neige est attestée dans les Pyrénées déjà à l’époque médiévale.

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De beaux champs de neige. (Photo : Michel Bessone)
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Une grange en bon état, désormais vide de bétail. (Photo : Michel Bessone)
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Vestiges de grange. (Photo : Michel Bessone)
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Un ruisseau est caché sous la neige. (Photo : Michel Bessone)
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Il réapparaît là. (Photo : Michel Bessone)
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C’était jadis un lieu de vie. (Photo : Michel Bessone)
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Trouée entre les arbres. (Photo : Michel Bessone)
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Autre aspect de grange ruinée. (Photo : Michel Bessone)
« Nobis » : les « jeunes mariés » ou les « fiancés » de Soulan et d’Aulon

« Nobis » : les « jeunes mariés » ou les « fiancés » de Soulan et d’Aulon

Il était question du col des « Nobis » dans mon dernier article sur le blog.

Ce lieu de passage ancestral se trouve à peu près à mi-parcours (1606 m d’altitude) du chemin de randonnée balisé dit des « Nobis », qui relie deux villages de la haute vallée d’Aure, Soulan (vers 1300 m) et Aulon (vers 1200 m).

Voici quelques précisions destinées aux amateurs de toponymie.

Le mot occitan novis

Prononcé « nobis », le mot, gascon, est issu de l’occitan novis (nòvis), nom masculin pluriel qui signifie les « jeunes mariés » ou plus exactement les « nouveaux mariés ».

Le nom masculin singulier novi provient en effet du mot d’origine latine novius, « nouveau marié », de novus, « nouveau ».

Les novis étant le plus souvent jeunes, on évoque généralement de jeunes mariés, mais le mot peut s’appliquer à des mariés d’un certain âge.

A noter cependant que novi, novia ou novio au féminin selon la région, correspond aussi parfois à « fiancé, fiancée ». Le sens diffère donc légèrement dans ce cas.

Soulan et Aulon, une tradition de mariages intervillageois

Du fait de leur situation géographique – à l’écart des villages du fond de la vallée et assez proches l’un de l’autre, à une altitude voisine – Soulan et Aulon ont pendant des siècles entretenu des contacts privilégiés, en dépit de quelques inévitables litiges pastoraux.

Rappelons que la commune de Soulan n’a fusionné avec celle de Saint-Lary qu’en 1963.

Et les Aulonais étaient naguère raillés en vallée d’Aure, pris pour des gens pas très finauds habitant un site reculé.

Soulan et Aulon ont partagé une histoire matrimoniale qui tombe dans l’oubli aujourd’hui.

Jeunes gens et jeunes filles se rencontraient entre les deux villages, au détour d’un lacet du chemin dit de Lamudère (versant Soulan) ou de Soulan (versant Aulon).

C’est à ce chemin que l’on a donné le nom de « Nobis », car nombre de rencontres, devenues rendez-vous amoureux, se sont concrétisées plus tard par des fiançailles puis des mariages…

En outre, le grand jour du mariage, la procession empruntait bien sûr le chemin et le col des Nobis.

Lithographie de Ch. Philipon

Comme image d’en-tête de mon billet, j’ai choisi cette illustration facilement accessible grâce au magnifique site Rosalis.

Il s’agit d’une lithographie de Charles Philipon, resté célèbre en particulier pour ses caricatures de Louis-Philippe.

Le dessin, légendé « Fillette de la vallée d’Aure », représente une jeune fille vêtue d’un costume traditionnel quelque part en vallée d’Aure.

Balade du côté du col des Nobis

Balade du côté du col des Nobis

Le col des Nobis, passage traditionnel situé entre Soulan et Aulon, est bien connu des Aurois.

Pourtant, les cartes topographiques ignorent en général son nom.

On peut s’y rendre assez facilement depuis l’un ou l’autre village.

Hier après-midi, j’y suis allé au départ de Cadeilhan-Trachère, pour faire une boucle plus consistante.

La neige est attendue en début de semaine prochaine, mais comme les photos le montrent, il va falloir de grosses quantités ou des chutes répétées pour combler l’important déficit nivologique actuel.

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Arrivée au col des Nobis. Vue sur le massif de l’Arbizon. (Photo : Michel Bessone)
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Moyenne vallée d’Aure. (Photo : Michel Bessone)
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L’Arbizon. Il s’agit du versant sud mais le sommet dépasse 2800 mètres et il n’y a vraiment pas de neige.                    (Photo : Michel Bessone)
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Au loin, au centre, le Montious. (Photo : Michel Bessone)
Mi-décembre au Cap Nestès

Mi-décembre au Cap Nestès

Longue randonnée pédestre hier de Camous à Sarrancolin…en passant par le Cap Nestès.

Le Cap Nestès – dont le nom serait en rapport avec Nistos, Nestier – s’aborde très tranquillement depuis la station de Nistos toute proche.

Il n’en va pas de même, bien sûr, lorsque l’on démarre la rando du fond de la vallée d’Aure.

En contrepartie d’un effort supplémentaire, la marche se déroule dans un cadre beaucoup plus varié et sauvage.

Au retour, plutôt que de plonger dans l’ombre glaciale de la vallée de Baricave, il est préférable d’arpenter certaines pistes et des sentes bien orientées pour bénéficier du soleil au maximum.

En voyant les photos, vous constaterez l’absence de neige : on devra encore attendre pour faire de la raquette, en moyenne montagne, dans cette partie des Pyrénées.

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Contreforts de la Pène de Camous. (Photo : Michel Bessone)
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Au centre, le Cap Nestès. (Photo : Michel Bessone)
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On aperçoit la cabane d’Ilhet. (Photo : Michel Bessone)
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Vue sur la Barousse (col de l’Aouet). (Photo : Michel Bessone)
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Pic de Mont Aspet, depuis le sommet du Cap Nestès. (Photo : Michel Bessone)
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Sur la crête du Cap Nestès. (Photo : Michel Bessone)
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Le Montaut et l’horizon bleu de la plaine. (Photo : Michel Bessone)
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Cabane du col de Bas. (Photo : Michel Bessone)
Randonnée en raquettes au Port Vieux (vallée de Pinara)

Randonnée en raquettes au Port Vieux (vallée de Pinara)

Nous sommes montés avant-hier 29 novembre au Port Vieux (le « vieux col ») depuis l’entrée du tunnel de Bielsa versant espagnol.

Régis, toujours aussi motivé, m’avait rejoint en partant tôt le matin de chez lui dans l’Aveyron.

Il a fait beau, mais avec des passages nuageux et par intermittence un vent glacial.

Si les isards – malheureusement victimes comme en France d’une grave maladie, la pestivirose – sont restés invisibles, nous avons eu le plaisir d’être escortés par un majestueux gypaète barbu.

Enneigement correct, bonne cohésion des cristaux, pas de glace et aucun danger d’avalanches : le cadre sauvage de la vallée de Pinara s’est très bien prêté à notre première sortie en raquettes de la saison hivernale.

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Régis durant l’approche à pied. (Photo : Michel Bessone)
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Là, on chausse. Le Port Vieux se situe au fond à droite. (Photo : Michel Bessone)
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De plus en plus frais… Il faut se couvrir. (Photo : Michel Bessone)
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Dans les dernières pentes. (Photo : Michel Bessone)
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La vallée de la Géla au débouché du col. (Photo : Michel Bessone)
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Pic de l’Aiguillette. (Photo : Michel Bessone)
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Vallée de Pinara vue du Port Vieux. (Photo : Michel Bessone)
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Sur l’itinéraire de retour. (Photo : Michel Bessone)
Il y a 70 ans, à l’hospice de Rioumajou, un crime sordide resté impuni (3)

Il y a 70 ans, à l’hospice de Rioumajou, un crime sordide resté impuni (3)

Omerta en vallée d’Aure. Une vérité qui dérange

Aucun développement ne me paraît ici nécessaire.

Cette importante affaire criminelle reste encore en 2016 un sujet que l’on évite d’aborder en vallée d’Aure et même au-delà.

Extrait d’un livre de Jacques Longué

Pour écrire ces trois billets consacrés au sordide assassinat de Célestine Tissier, je me suis basé sur des témoignages, des documents d’archives, et de très rares ouvrages.

Parmi ces derniers, Chroniques de Bigorre (1993, Editions Loubatières), un livre passionnant et extrêmement documenté du regretté journaliste et écrivain Jacques Longué.

Je vous en propose maintenant un extrait, p. 83 et 84.

(CDL : Comité départemental de Libération.)

« Les interventions du défunt CDL n’ont pas toutes été opportunes. Par exemple quand la justice ouvrira le dossier du Rioumajou. La tenancière de l’hospice a été torturée et assassinée le 4 juillet 1945. C’est un crime crapuleux dont se sont rendus coupables quatre FFI, chacun ayant reçu une part de 3 000 francs après le forfait.

Le CDL intervient pour affirmer que la justice civile n’a pas à connaître d’une affaire relevant uniquement de la conduite de la guerre ! (La guerre était terminée depuis deux mois au moment des faits). Dans un communiqué, il est dit mot à mot : « L’inébranlable volonté de la Résistance de ne pas tolérer cet ahurissant paradoxe de la poursuite, avec acharnement parfois, de ce qu’elle a de plus pur… »

Il est vrai que T., l’un des quatre inculpés sait beaucoup de choses sur les dessous de la Résistance. Il ne dira rien à l’instruction ni au procès. Celui-ci se déroulera en juillet 1952 devant le tribunal militaire de Bordeaux, à la caserne Boudet. Il n’y a ni partie civile ni témoins à charge. Le commissaire du Gouvernement évoquera les menaces et pressions exercées pour qu’il en soit ainsi. Le verdict sera d’acquittement. »

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En bas, dans la prairie, on aperçoit l’hospice de Rioumajou . (Photo : Michel Bessone)
Il y a 70 ans, à l’hospice de Rioumajou, un crime sordide resté impuni (2)

Il y a 70 ans, à l’hospice de Rioumajou, un crime sordide resté impuni (2)

Je reprends ici la suite d’un premier article mis en ligne il y a plusieurs mois, et dont j’ai aujourd’hui, au regard de nouvelles informations, légèrement remanié le texte.

Une affaire criminelle hors normes, que l’on a voulu étouffer

Grâce au travail de l’enquête, les auteurs de l’assassinat de Célestine Tissier sont donc identifiés et interpellés.

La bande de tueurs se présente alors comme une « patrouille FFI en mission ».

Ils pourraient peut-être chercher à se défendre en arguant qu’ils ont simplement liquidé, certes extrajudiciairement, une collaborationniste ou collaboratrice (à l’époque de l’Epuration, on le sait, la justice française, lorsqu’elle se décidait à poursuivre des auteurs d’exactions même les plus graves à l’encontre de « collabos » réels ou supposés, ne se montrait guère trop regardante).

Or, les assassins ne le font pas, et pour cause, car personne ne les prendrait au sérieux.

En effet, plusieurs points s’opposent totalement à une version pareille. Par exemple :

– Célestine Tissier n’était pas une « collabo ». Aucune preuve n’a jamais été établie ni même rapportée à son encontre pour le moindre fait de coopération avec l’occupant nazi ou le régime de Vichy. Bien au contraire, son aide aux passeurs est attestée par de multiples témoignages, et tous les gens qui l’ont connue l’ont décrite comme une brave femme.

– Lorsque le crime est perpétré début juillet 1945, la guerre est finie en Europe, et cela fait bientôt un an que le département a été libéré (fête de la libération de Tarbes et des Hautes-Pyrénées le 24 août 1944) !

Un « collabo » a été abattu, mitraillé, en vallée d’Aure, à Guchen, le 26 juillet 1944. Depuis, il y a eu d’autres meurtres non élucidés – notamment, dans le Rioumajou, celui du célèbre passeur Angel Moliner – mais nul n’est dupe, il s’agit à chaque fois d’un crime crapuleux ou de règlement de compte personnel n’ayant rien à voir avec la collaboration/ la Résistance.

– Les FFI n’avaient aucune existence légale, en particulier pour commettre une exécution sommaire, au mois de juillet 1945. Rappelons que les FFI ont été dissoutes par décret du 23 septembre 1944 et incorporées dans l’armée régulière.

Les accusés vont donc plaider une autre histoire, susceptible de les faire échapper à une très lourde condamnation.

Ils allèguent qu’ils étaient en service commandé pour rechercher d’éventuels criminels de guerre essayant de gagner l’Espagne. Au milieu de la nuit, ils auraient voulu vérifier si l’hospice de Rioumajou n’abritait pas des criminels de guerre. La tenancière de l’hospice ayant refusé de leur ouvrir la porte, et étant même accueillis par des tirs, ils auraient été contraints d’user de la force. C’est alors que Célestine Tissier aurait reçu une balle.

Cette hypothèse a priori plausible, au moins en partie (faisons une remarque : dans ce scénario, la tenancière, qui a gardé la porte close, a pu penser avoir affaire à des voleurs… ce qui s’est avéré très exactement le cas !), ne répond néanmoins absolument pas aux questions les plus graves.

Quid des tortures et des mutilations qui ont précédé la mise à mort par balle ? La victime n’est-elle pas une dame âgée, attaquée de nuit chez elle ? Toutes ses économies volées et puis réparties entre la bande ? Et le manque absolu de respect dû à l’être humain, en enfouissant la dépouille sous un tas de fumier ? Et la fuite précipitée des lieux du crime ?

Aidés par des réseaux, de puissantes relations, qui souhaitent étouffer l’affaire au plus tôt, ils n’ont face à eux que la famille de la victime, c’est-à-dire de petites gens complètement dépassées par le drame, choquées et ne bénéficiant d’aucun soutien auprès des notables de la vallée d’Aure.

Vu les éléments établis par l’enquête, et malgré les intimidations, la justice conduit l’affaire jusqu’à un procès, qui se tient à Bordeaux en 1952.

Mais le tribunal militaire permanent ne retiendra qu’une seule chose à l’issue des débats : la prétendue mission en service commandé, fait justificatif pourtant extrêmement discutable en l’espèce, et il décidera d’acquitter les tueurs.

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Entrefilet dans la presse du 11 juillet 1945. (Photo : Michel Bessone)
Une nouvelle randonnée en raquettes sur la crête de Traouès

Une nouvelle randonnée en raquettes sur la crête de Traouès

Avec Régis, rando raquettes hier sur la crête de la Mède/Traouès, où j’étais déjà il y a quelques jours (voir mon dernier billet).

Les conditions de neige sont actuellement très bonnes pour faire de la raquette ou du ski de printemps en haute vallée d’Aure.

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Pic de Bugatet. Au matin, la face est plâtrée. (Photo : Michel Bessone)
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Régis durant la première partie de la montée en raquettes. (Photo : Michel Bessone)
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Sur la crête. (Photo : Michel Bessone)
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Muraille de Barroude. (Photo : Michel Bessone)
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Lacets de la route d’Espagne. (Photo : Michel Bessone)
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Nous avons ici retiré les raquettes. (Photo : Michel Bessone)
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Quelques mètres avant de rechausser. (Photo : Michel Bessone)
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Début de la descente. (Photo : Michel Bessone)

 

Sur la crête de Traouès

Sur la crête de Traouès

Randonnée en raquettes hier dans la vallée de Couplan.

Circuit en boucle, par deux vallons différents, avec comme objectif la crête de Traouès.

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Montée par le vallon de Bugatet. (Photo : Michel Bessone)
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Les versants nord restent bien fournis en neige. (Photo : Michel Bessone)
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Sortie sur la crête. (Photo : Michel Bessone)
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Secteur de Bastan, là-bas à gauche. (Photo : Michel Bessone)
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Cimes de la vallée du Badet. (Photo : Michel Bessone)
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Le mont Perdu (zoom). Photo : Michel Bessone)
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Vallée de la Géla. Barroude. (Photo : Michel Bessone)
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Au vu de l’enneigement, la station de ski de Piau-Engaly pourrait encore très bien fonctionner. (Photo : Michel Bessone)
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Vallée de Saux. Au fond au centre, le port de Bielsa. (Photo : Michel Bessone)
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Retour par le vallon de la Mède. (Photo : Michel Bessone)
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Une avalanche de fonte. (Photo : Michel Bessone)
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Ce pin est prisonnier de la coulée. (Photo : Michel Bessone)