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Étiquette : Luchonnais

Sommet de l’Aigle et sommet de Pouyaué… On rechausse les raquettes

Sommet de l’Aigle et sommet de Pouyaué… On rechausse les raquettes

Même si elle n’a pas été très importante, la dernière chute de neige permet de rechausser les raquettes ou les skis sur nombre d’itinéraires classiques.

Profitons-en tant que la blanche est là !

Les photos qui suivent ont été prises hier après-midi en faisant une agréable boucle ensoleillée au départ de Mont.

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Des amas de belle neige, par endroits. (Photo : Michel Bessone)
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Le sommet de Pouyaué. (Photo : Michel Bessone)
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Sommet du Tech et col du Lion à sa droite. (Photo : Michel Bessone)
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Vue depuis le sommet de l’Aigle. (Photo : Michel Bessone)
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Montagne d’Espiau. (Photo : Michel Bessone)
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Vue depuis le sommet de Pouyaué. (Photo : Michel Bessone)
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Un regard en arrière, lors de la descente, peu après avoir quitté le Pouyaué. (Photo : Michel Bessone)
Joyeux Noël depuis le Plan de Montmajou !

Joyeux Noël depuis le Plan de Montmajou !

Joyeux Noël aux amis lecteurs du blog !

Randonnée avec Régis aujourd’hui dans le Luchonnais, au départ d’Artigue jusqu’au Plan de Montmajou.

Les raquettes étaient inutiles, les crampons nécessaires.

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Régis et la borne frontière au sommet du Plan de Montmajou. (Photo : Michel Bessone)
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Descente vers la cabane de Peyrehitte. On devine Luchon à gauche. (Photo : Michel Bessone)
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De belles étendues de neige. (Photo : Michel Bessone)
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Les crampons rendent la progression bien plus sûre et agréable. (Photo : Michel Bessone)
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Vue en direction de la sortie de la vallée. (Photo : Michel Bessone)

 

Courte virée au Cap de la Pène de Soulit

Courte virée au Cap de la Pène de Soulit

Ce petit sommet, facile et rapide d’accès depuis le col de Peyresourde (cependant, attention, il existe parfois un sérieux risque d’avalanches en hiver ou au printemps), offre toujours des points de vue intéressants.

J’y étais samedi après 16 heures, ce qui explique la tonalité différente des photos.

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Versant Louron. La route du col de Peyresourde se devine dans le creux. (Photo : Michel Bessone)
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Secteur du pic de Céciré. (Photo : Michel Bessone)
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Un peu de neige tapisse les plus hautes cimes du Luchonnais (Quayrat et Lézat, ici). (Photo : Michel Bessone)
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Dans le val d’Aran, le pic de Maubermé. (Photo : Michel Bessone)

 

Un monument officiel consacré à une route imaginaire dans les Pyrénées

Un monument officiel consacré à une route imaginaire dans les Pyrénées

Il s’agit d’un monument tout ce qu’il y a de plus officiel, d’une colonne sculptée parfaitement visible encore aujourd’hui au centre de Bagnères-de-Luchon, en bordure du parc des Quinconces.

Le curieux ouvrage qui rappelle une borne milliaire porte la date du 19 septembre 1858. Erigé en l’honneur du préfet de la Haute-Garonne, Auguste-César West, il célèbre une route internationale… qui n’a jamais existé.

Les randonneurs du Luchonnais savent combien l’accès au port (ou col) de la Glère est raide, et exposé aux avalanches durant plusieurs mois de l’année. Versant Vénasque, il y a de nombreuses pentes avalancheuses aussi.

La genèse d’un grand projet de route carrossable entre la France et l’Espagne au centre des Pyrénées, avec tunnel transfrontalier, aura été laborieuse, opposant en particulier les tenants d’une voie par Saint-Girons et la vallée du Salat à ceux favorables au tracé par Luchon et le cirque de la Glère (voir, en plein débat, cet article du Journal de Toulouse paru le 5 janvier 1853).

Lors de l’installation de la colonne – une cérémonie en grande fanfare – aucune « route d’Espagne » n’avait été réalisée, mais seulement un sentier muletier de 12 kilomètres de long sur 1,50 mètre de large, entre l’Hospice de France et le port de la Glère. Au-delà, vallon aragonais des Gourgoutes, pas le moindre aménagement ne prenait la suite.

A ce moment, fin septembre 1858, l’idée était encore de transformer plus tard le simple sentier muletier désormais ouvert jusqu’au col à 2367 m d’altitude, c’est-à-dire la frontière, en chemin vicinal classé « chemin de grande communication ».

Mais le projet majeur restait de construire une véritable route carrossable internationale. Pour cela, un tunnel devait nécessairement être creusé bien en dessous du col de la Glère. L’entrée se serait située côté français dans la partie inférieure du cirque vers 1650 m semble-t-il, en tout cas avant les premiers ressauts. La fameuse route aurait donc emprunté le tunnel.

Un « rêve ferroviaire » complétait l’ensemble : il était prévu de plus qu’une voie ferrée passe par le vallon de la Glère. Cette ligne aurait permis de relier en train Toulouse à Barbastro puis Barcelone ou Saragosse. Disons, la TCP (Traversée Centrale des Pyrénées) de l’époque !

Pour des précisions sur les différents projets et la colonne, se reporter ici à un livre, édité en 1860, de E. Lambron et T. Lézat (p. 800 à 804).

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La colonne offerte par la ville de Bagnères-de-Luchon. (Photo : Michel Bessone)
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Reconnaissance pour la « route d’Espagne par le col de la Glère ». (Photo : Michel Bessone)

 

Grande Guerre (10) : « Maudite soit la guerre »

Grande Guerre (10) : « Maudite soit la guerre »

Il y a 100 ans, la Première Guerre mondiale était déclarée. Le carnage pouvait commencer.

Au coeur du Pays de Luchon, le petit village de Cazaril-Laspènes honore le souvenir de ses soldats tués au cours du conflit… en dénonçant directement la guerre, sans la moindre ambigüité.

Ce monument aux morts pacifiste représente aussi deux drapeaux tricolores patriotes.

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A gauche sur la photo, dans un véritable jardin, le monument aux morts de Cazaril-Laspènes. (Photo : Michel Bessone)
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La plaque est fixée sur un très beau bloc de granite des montagnes. (Photo : Michel Bessone)
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Maudite soit la guerre. (Photo : Michel Bessone)
Sommet de Pouyaué

Sommet de Pouyaué

C’est une rando agréable en raquettes au départ du village de Mont. On appréciera en particulier l’ambiance dégagée et panoramique. Différentes variantes existent, qui permettent de faire une boucle plus ou moins pentue et directe.

Les photos ont été prises vendredi 27 décembre.

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Dans la Coume Longue. La neige devient épaisse. (Photo : Michel Bessone)
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Le terrain est facile. (Photo : Michel Bessone)
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Vue vers la crête du Montious. (Photo : Michel Bessone)
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On reconnaît là-bas plusieurs cimes importantes de la vallée d’Aure. (Photo : Michel Bessone)
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Nuages venant d’Espagne, au port de la Pez. (Photo : Michel Bessone)
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Le Luchonnais. (Photo : Michel Bessone)
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Des corniches se forment habituellement par ici. (Photo : Michel Bessone)
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Sur la Serre du Rocher de l’Homme. (Photo : Michel Bessone)
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Une longue descente. (Photo : Michel Bessone)
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Un peu de traversée. (Photo : Michel Bessone)

 

Trois mystérieuses sculptures d’animaux (3)

Trois mystérieuses sculptures d’animaux (3)

L’ « ours » de Poubeau

Elle est imposante par sa taille et son allure, cette bête campée à l’angle nord-ouest de l’église de Poubeau, village du Larboust, dans le Luchonnais.

Juste en dessous, on reconnaît le linteau roman à chrisme dont j’ai déjà parlé ici sur le blog.

La sculpture animalière – médiévale aussi, probablement – présente l’originalité technique d’être un bas-relief avec deux champs différents, l’un de face, l’autre de côté (observez le bloc et la disposition de la patte avant gauche), et alors que la tête est en ronde-bosse.

Pourvu d’une très longue queue et doté de pattes qui ne sont pas du tout celles d’un plantigrade, le quadrupède ne saurait être un ours – même si l’habitude a parfois été prise de le surnommer ainsi.

Le sexe reste apparent. La tête, en fort mauvais état de conservation, laisse à peine deviner la denture et les narines, les yeux, et de courtes oreilles.

Il pourrait s’agir d’un gros chien.

Un molosse vigilant qui fait fuir les puissances maléfiques, le gardien protecteur de l’église ?

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Deux remplois (non gallo-romains) à un angle de l’église. (Photo : Michel Bessone)
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La bête surplombe le linteau à chrisme. (Photo : Michel Bessone)
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C’est un grand animal digitigrade. (Photo : Michel Bessone)
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On devine un peu la denture et les narines. (Photo : Michel Bessone)

 

Pic de Sauvegarde. Circuit en boucle depuis l’hospice de France

Pic de Sauvegarde. Circuit en boucle depuis l’hospice de France

Cette rando est une des plus belles des Pyrénées centrales. Le niveau reste sportif, mais par bonnes conditions il n’y a pas de véritables difficultés (câble en place à un endroit).

En partant de l’hospice de France, on emprunte le génial sentier – aménagé par le Génie de l’armée napoléonienne – qui se joue de toutes les courbes de niveau.

Après les Boums (un « boum » correspond à un lac dans le Luchonnais), voilà le célèbre port de Vénasque. Vue imprenable sur la Maladeta et le pic d’Aneto.

Suit l’ascension du sommet du Sauvegarde, une course très prisée par les Espagnols.

Le retour à l’hospice de France s’effectue via le port de la Picade puis le Pas et le Soum de l’Escalette, à la limite spectaculaire du val d’Aran.

(Photos prises hier en randonnée avec Patrice.)

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Durant la montée au port de Vénasque. (Photo : Michel Bessone)
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Le pic de Sauvegarde, côté français. (Photo : Michel Bessone)
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Boum du port. (Photo : Michel Bessone)
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Le massif de la Maladeta. A gauche, le pic d’Aneto. (Photo : Michel Bessone)
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Des nuages en France. On reconnaît l’Arbizon et le pic du Midi de Bigorre. (Photo : Michel Bessone)
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Au sommet du pic de Sauvegarde. Lecture de carte pour deux sympathiques Catalans. (Photo : Michel Bessone)
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Lacs de la Montagnette et du Maille. (Photo : Michel Bessone)
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Pic de Sauvegarde, versant espagnol. (Photo : Michel Bessone)
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Sur la sente en direction du Soum de l’Escalette. (Photo : Michel Bessone)
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Pic de la Pique. Plateau de Campsaure. (Photo : Michel Bessone)

 

Randos de la semaine

Randos de la semaine

Suivent quelques photos prises cette semaine avec Patrice, en randonnant dans un grand cercle autour de Saint-Lary :

– Lundi : Vire Tormosa (Pineta).

– Mardi : Montious (depuis Ris).

– Mercredi : Cap de Pouy de Hourmigué (Sost, Barousse).

– Jeudi : Lac Vert (Luchonnais).

– Vendredi : Courtaou d’Ordincède (vallée de Campan).

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Au départ pour la Faja de la Tormosa. (Photo : Michel Bessone)
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Edelweiss. (Photo : Michel Bessone)
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A la hauteur de la bifurcation col de Niscle/Vire Tormosa. (Photo : Michel Bessone)
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Parador de Pineta en contrebas. (Photo : Michel Bessone)
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Névé persistant. (Photo : Michel Bessone)
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La grande cascade de Pineta. (Photo : Michel Bessone)
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Hors sentier entre Ris et le Montious. (Photo : Michel Bessone)
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Vue sur la Barousse depuis le Cap de Pouy de Hourmigué. (Photo : Michel Bessone)
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Somptueux lac Vert. (Photo : Michel Bessone)
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En allant au Courtaou d’Ordincède. (Photo : Michel Bessone)

 

Les rives hantées du lac d’Aubert. Hérodiade, créature maudite

Les rives hantées du lac d’Aubert. Hérodiade, créature maudite

La légende d’Hérodiade hantant les parages du lac d’Aubert est connue de longue date en vallée d’Aure.

Je rapporte ici la version recueillie sur place en 1824 par Du Mège, et que l’on trouve dans des passages différents d’Archéologie pyrénéenne (T. II, Toulouse, Delboy, 1860).

« Les fées d’Ancizan étaient en possession de cette petite mer, suspendue aux flancs escarpés des montagnes des Bigerrones ; elles la parcouraient dans une nacelle dorée, dont la voile avait emprunté à la pourpre son éclatante couleur. Des vêtements légers couvraient leurs formes sans en déguiser les contours gracieux. Elles chantaient, en traversant les flots azurés du lac. Hérodiade parcourait alors les monts du Néouvielle ; elle aperçut l’élégante gondole des fées, et elle vint leur demander de s’y asseoir près d’elles. Sa taille est gigantesque, ses traits inspirent l’effroi. Un refus excita sa colère. Elle arracha d’énormes blocs de granit des montagnes voisines et les lança dans le lac où on les voit encore. La nef fut engloutie par les flots soulevés ; mais Hérodiade ne put atteindre les fées, qui transformées en biches aux pieds rapides, furent chercher un asile dans les vastes grottes de Tibiran. »

Hérodiade apparaît comme une géante dont la figure effraie. Alors que les deux personnages sont parfois mélangés, confondus, au bord du lac d’Aubert (Du Mège écrit « Overt »), c’est plutôt Hérodiade et non pas la belle et gracieuse Salomé qui se manifeste.

Les « biches aux pieds rapides » correspondent certainement à des isards. Il est plus difficile de comprendre les rapports géographiques : Ancizan, Tibiran.

J’ai discuté un jour de la légende avec un « ancien », un berger de Soulan qui connaît à la perfection le secteur. Il se souvenait qu’enfant on lui avait raconté une histoire étrange au sujet de l’île du lac d’Aubert. Une femme aurait autrefois été sauvée grâce à cette île.

D’après les Evangiles, qui parlent de la mort de Jean le Baptiste (Matthieu 14.1-12 ; Marc 6.14-29. Voir aussi Luc 3.19-20 et 9.7-9), Hérodiade est l’instigatrice cruelle d’un véritable assassinat. La scène fortement morbide du Banquet d’Hérode reste célèbre dans l’imagerie européenne. Saint Jérôme précisant qu’Hérodiade perça la langue de Jean – qui avait dénoncé son union, interdite par la loi, avec Hérode Antipas – à l’aide du poinçon de sa coiffure frivole.

Pour expier le crime, damnée jusqu’à la fin des temps, Hérodiade doit, selon la tradition, errer dans les airs, la nuit, ou le jour par brouillard. Cherchant à entraîner des jeunes femmes au sabbat… Voilà une figure classique et terrifiante de la chasse sauvage.

Que le fantôme d’Hérodiade fréquente volontiers les rives du lac d’Aubert n’a rien de surprenant. En Comminges (la vallée d’Aure faisait partie, jusqu’à la Révolution, du diocèse de Comminges) et en Couserans, associée à Diane (la « déesse des païens ») et Bensozia, Hérodiade déambule jamais loin de Lugdunum, cité gallo-romaine de son triste exil

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La « reine » Hérodiade tenant un glaive et la tête de saint Jean-Baptiste (cf. Judith et Holopherne ?). Fresque (XVIe siècle) de l’église de Benqué-Dessous (Luchonnais). (Photo : Michel Bessone)
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Hérodiade [assise sur un trône, Salomé devant elle], Henri-Léopold Lévy. (Musée des Beaux-Arts, Brest)
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L’île du lac d’Aubert. (Photo : Michel Bessone)