Archives de
Étiquette : Grande Guerre

Grande Guerre (10) : « Maudite soit la guerre »

Grande Guerre (10) : « Maudite soit la guerre »

Il y a 100 ans, la Première Guerre mondiale était déclarée. Le carnage pouvait commencer. Au coeur du Pays de Luchon, le petit village de Cazaril-Laspènes honore le souvenir de ses soldats tués au cours du conflit… en dénonçant directement la guerre, sans la moindre ambigüité. Ce monument aux morts pacifiste représente aussi deux drapeaux tricolores patriotes.

Grande Guerre (9) : la Pleureuse de Campan

Grande Guerre (9) : la Pleureuse de Campan

Le monument aux morts de Campan témoigne, avec beaucoup de force pathétique, de la catastrophe du premier conflit mondial, des malheurs de la guerre. Sculptée par Edmond Chrétien, « la Pleureuse » est une oeuvre assez connue en Bigorre. S’agit-il d’une veuve, d’une soeur, d’une mère ? Seules les mains aux doigts entrecroisés sont bien visibles, le reste du corps étant recouvert par la lourde et sinistre cape de deuil. On croirait que la statue n’a pas de visage. Il faut vraiment…

Lire la suite Lire la suite

Refuser la Légion d’honneur

Refuser la Légion d’honneur

J’ai publié sur le blog plusieurs articles consacrés à la Grande Guerre, me référant notamment à l’oeuvre du célèbre dessinateur Jacques Tardi, dont le travail en association avec l’historien J-P Verney est incontournable. J’apprends aujourd’hui que Tardi vient de refuser la Légion d’honneur… Ainsi le relate la presse. C’est tout à l’honneur de Jacques Tardi. Je mettrai en ligne dans les prochaines semaines de nouveaux billets consacrés à la « Grande Boucherie ». Vous avez compris que je me passionne pour cette…

Lire la suite Lire la suite

Grande Guerre (8) : « Salut à la guerre ! »

Grande Guerre (8) : « Salut à la guerre ! »

« L’idée de guerre n’est donc point dissolvante et funeste ainsi qu’on s’est plu trop longtemps, par erreur ou malice, à le blasphémer à nos enfants. Elle est au contraire moralisante et génératrice des meilleurs sentiments qui redressent l’homme… la guerre fait partie de la mort. Nous serions des sots et des ingrats si nous étions capables de ne pas évaluer tout ce que nous devons de reconnaissance à la mort ! » (Henri Lavedan, Bon an mal an, 16 septembre 1911)…

Lire la suite Lire la suite

Grande Guerre (7) : l’interminable agonie des blessés

Grande Guerre (7) : l’interminable agonie des blessés

« La nuit tombe. Le froid devient vif. C’est l’heure où, la bataille finie, les blessés qu’on n’a pas encore relevés crient leur souffrance et leur détresse. Et ces appels, ces plaintes, ces gémissements sont un supplice pour tous ceux qui les entendent ; supplice cruel surtout aux combattants qu’une consigne rive à leur poste, qui voudraient courir vers les camarades pantelants, les panser, les réconforter, et qui ne le peuvent, et qui restent là sans bouger, le coeur serré, les…

Lire la suite Lire la suite

Grande Guerre (6) : « C’est de la boue et du cadavre »

Grande Guerre (6) : « C’est de la boue et du cadavre »

Dans cet article et le suivant, à l’aide de textes, j’ai voulu évoquer quelques aspects parmi beaucoup d’autres de la guerre de position, de l’enfer des tranchées. Des photos relatives aux soldats d’Astet (petite commune de la montagne ardéchoise dont je parle sur le blog – Astet est devenue une commune distincte de Mayres par la loi du 12 juillet 1907)) illustrent ces deux articles. « Dans cet enfer-là, ce ne sont plus des hommes qui se déplacent et qu’on tue…

Lire la suite Lire la suite

Grande Guerre (5) : « Attaquons, attaquons… comme la lune ! »

Grande Guerre (5) : « Attaquons, attaquons… comme la lune ! »

Le recours à des assauts aveugles – le culte de l’offensive – et le dogme voisin de l’attaque à outrance eurent pour effet direct des pertes énormes parmi les soldats français de la Première Guerre mondiale. Pourtant des voix militaires s’élevèrent, certaines avant même le début des hostilités, pour dénoncer ces théories. « Attaquons, attaquons…comme la lune ! », raillait le général Lanrezac (limogé dès le 3 septembre 1914). Envoyer, persister à envoyer des soldats à une mort aussi certaine qu’inutile, dans…

Lire la suite Lire la suite

Grande Guerre (4) : sans casque et déguisés en cibles

Grande Guerre (4) : sans casque et déguisés en cibles

L’inadaptation évidente de l’uniforme du fantassin français au début du conflit – en 1914 et 1915 – mérite toujours d’être soulignée. Car la guerre contre l’Allemagne était attendue sinon souhaitée par les états-majors depuis plusieurs années, pour ne pas dire dès 1871. Cet équipement défectueux s’explique pour l’essentiel par des choix politiques ou militaires fautifs. Absence de casque, port d’un simple képi. Puis distribution d’une médiévale cervelière. Pantalon garance très voyant et képi rouge aussi. Certes un couvre-képi bleu est distribué, quand même. Auteur avec…

Lire la suite Lire la suite

Grande Guerre (3) : 27 000 soldats français tués en une seule journée

Grande Guerre (3) : 27 000 soldats français tués en une seule journée

Benqué-Dessous-et-Dessus (31) On ne peut pas ne pas voir la plaque apposée au seuil de l’église de Benqué-Dessus et qui rappelle la disparition des frères SAUDINOS en août 1914, dès le premier mois de la guerre, à seulement 6 jours d’intervalle (pour la famille, d’abord le silence, l’absence de la moindre nouvelle, puis la longue attente anxieuse mêlée à toujours un espoir – le soldat pouvait avoir été fait prisonnier – et finalement  le choc de l’avis officiel que je…

Lire la suite Lire la suite

Grande Guerre (2) : conceptions militaires; livres à lire

Grande Guerre (2) : conceptions militaires; livres à lire

A la croisée des sentiers pyrénéens, dans quelque village, en visitant telle église romane, comme partout en France subsiste le souvenir tragique des soldats de la Grande Guerre. Des monuments aux morts ou des plaques rappellent toujours aujourd’hui, à très juste titre, leur existence – et leur sacrifice plus ou moins librement consenti. 8 millions de mobilisés entre 1914 et 1918… Plus de 2 millions d’entre-eux ont péri, plus de 4 millions ont survécu grièvement blessés… L’idée m’est venue de…

Lire la suite Lire la suite