Archives de
Étiquette : toponymie

Au départ du village de Bareilles, le sommet du Peberé

Au départ du village de Bareilles, le sommet du Peberé

Le nom de ce sommet bien visible depuis Arreau, mais néanmoins largement méconnu, à la différence par exemple du Mont Né ou du Montious, proviendrait du mot « poivrier » en gascon.

Il constitue un but de rando raquettes hors des pistes battues du fond de la vallée de Bareilles.

Pour cela, on n’hésitera pas à couper – au mieux – dans la forêt, rencontrant parfois des pentes raides encombrées de taillis et de branches au sol… Il est donc préférable d’aimer le terrain de chasse !

Régis est venu deux, trois jours accompagné de Joël en vallée d’Aure.

Nous avons profité d’un très beau temps pour aller crapahuter sur le sommet du Peberé, à pied puis, dès que la neige l’a permis, quand même assez haut, en raquettes.

regis-et-plus-loin-joel-au-depart-village-bareilles-sommet-pebere
Régis, et, plus loin, Joël. (Photo : Michel Bessone)
derniers-metres-avant-atteindre-sommet-pebere-au-depart-village-bareilles-sommet-pebere
Les derniers mètres avant d’atteindre le sommet du Peberé. (Photo : Michel Bessone)
montagne-areng-au-depart-village-bareilles-sommet-pebere
Montagne d’Areng. (Photo : Michel Bessone)
vallee-barousse-au-depart-village-bareilles-sommet-pebere
Vallée de la Barousse. (Photo : Michel Bessone)
neige-se-transforme-mais-pas-trop-au-depart-village-bareilles-sommet-pebere
La neige se transforme, mais pas trop. (Photo : Michel Bessone)
au-sommet-pebere-au-depart-village-bareilles-sommet-pebere
Au sommet du Peberé. (Photo : Michel Bessone)
une-descente-agreable-au-depart-village-bareilles-sommet-pebere
Une descente agréable. (Photo : Michel Bessone)
Trois sorties en raquettes de la semaine (1) : la Coume d’Ens

Trois sorties en raquettes de la semaine (1) : la Coume d’Ens

La semaine dernière, Marcella découvrait la randonnée en raquettes lors de trois sorties que je lui ai proposées en vallée d’Aure et du Louron.

Pour commencer, lundi, une demi-journée d’initiation au-dessus du village d’Ens, sur la montagne de Bastère, dans la Coume.

Cette coume –  combe, vallon, en toponymie pyrénéenne – habituellement bien enneigée, versant nord, héberge à sa base une mare, un tout petit plan d’eau dénommé cependant « lac ».

L’intérêt pour nous était de trouver de la neige pas trop loin, en faisant l’approche à pied, avec un peu de pentes,  et bien sûr à l’écart de la foule fréquentant certains itinéraires autour de Saint-Lary.

Marcella chaussait donc les raquettes pour la première fois. Elle s’est trouvée immédiatement à l’aise, malgré une neige encore dure le matin.

montee-en-faisant-lacets-vue-sur-vallee-aure-trois-sorties-raquettes-de-la-semaine-1-coume-d-ens
Montée en faisant des lacets. Vue sur le « lac » et  la vallée d’Aure. (Photo : Michel Bessone)
« Nobis » : les « jeunes mariés » ou les « fiancés » de Soulan et d’Aulon

« Nobis » : les « jeunes mariés » ou les « fiancés » de Soulan et d’Aulon

Il était question du col des « Nobis » dans mon dernier article sur le blog.

Ce lieu de passage ancestral se trouve à peu près à mi-parcours (1606 m d’altitude) du chemin de randonnée balisé dit des « Nobis », qui relie deux villages de la haute vallée d’Aure, Soulan (vers 1300 m) et Aulon (vers 1200 m).

Voici quelques précisions destinées aux amateurs de toponymie.

Le mot occitan novis

Prononcé « nobis », le mot, gascon, est issu de l’occitan novis (nòvis), nom masculin pluriel qui signifie les « jeunes mariés » ou plus exactement les « nouveaux mariés ».

Le nom masculin singulier novi provient en effet du mot d’origine latine novius, « nouveau marié », de novus, « nouveau ».

Les novis étant le plus souvent jeunes, on évoque généralement de jeunes mariés, mais le mot peut s’appliquer à des mariés d’un certain âge.

A noter cependant que novi, novia ou novio au féminin selon la région, correspond aussi parfois à « fiancé, fiancée ». Le sens diffère donc légèrement dans ce cas.

Soulan et Aulon, une tradition de mariages intervillageois

Du fait de leur situation géographique – à l’écart des villages du fond de la vallée et assez proches l’un de l’autre, à une altitude voisine – Soulan et Aulon ont pendant des siècles entretenu des contacts privilégiés, en dépit de quelques inévitables litiges pastoraux.

Rappelons que la commune de Soulan n’a fusionné avec celle de Saint-Lary qu’en 1963.

Et les Aulonais étaient naguère raillés en vallée d’Aure, pris pour des gens pas très finauds habitant un site reculé.

Soulan et Aulon ont partagé une histoire matrimoniale qui tombe dans l’oubli aujourd’hui.

Jeunes gens et jeunes filles se rencontraient entre les deux villages, au détour d’un lacet du chemin dit de Lamudère (versant Soulan) ou de Soulan (versant Aulon).

C’est à ce chemin que l’on a donné le nom de « Nobis », car nombre de rencontres, devenues rendez-vous amoureux, se sont concrétisées plus tard par des fiançailles puis des mariages…

En outre, le grand jour du mariage, la procession empruntait bien sûr le chemin et le col des Nobis.

Lithographie de Ch. Philipon

Comme image d’en-tête de mon billet, j’ai choisi cette illustration facilement accessible grâce au magnifique site Rosalis.

Il s’agit d’une lithographie de Charles Philipon, resté célèbre en particulier pour ses caricatures de Louis-Philippe.

Le dessin, légendé « Fillette de la vallée d’Aure », représente une jeune fille vêtue d’un costume traditionnel quelque part en vallée d’Aure.

Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (2)

Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (2)

Le Pla d’Adet

D’où vient donc le nom « Pla d’Adet » ?

Il s’agit assurément d’un replat caractéristique, en balcon au-dessus de la vallée.

Mais pourquoi « Adet » ?

Un rapport avec le nom de famille Adet, ou avec le mot gascon local qui désigne l’enfant d’une fée, un hadet(h) (toujours au masculin en occitan, c’est le diminutif de hada, une fée), ne semble guère plausible, même si l’hypothèse de la présence d’une petite fée sur le plateau peut paraître charmante.

L’explication la plus probable concerne le village d’Azet, qui se dit « Adet » en patois. Voici un exemple du [z] intervocalique prononcé [d] en vallée d’Aure.

Nombre de personnes ont remarqué cela : le Pla d’Adet résonne comme le « Pla d’Azet ».

L’endroit est pourtant lié depuis des temps immémoriaux au village de Cadeilhan.

Notons que dans les archives du 19e siècle, à ma connaissance, on le désigne toujours par « la Pla », jamais « le Pla d’Adet ».

La Pla était un quartier dépendant de la montagne de Conques, Compeyroude, indivise avec Vignec. Néanmoins il appartenait en propre à la commune de Cadeilhan-Trachère. Et c’est encore le cas de nos jours.

Sur l’excellent site Gasconha.com, un billet suggère que le Pla d’Adet ait pu correspondre autrefois à des pâturages d’Azet sur le territoire de Saint-Lary ou de Soulan.

Cette idée, pour intéressante qu’elle soit, ne tient pas.

Question estives, elle va à l’encontre de toutes les sources documentaires et de la réalité du terrain.

S’agissant des communes, rappelons que certes l’essentiel du Pla d’Adet relève aujourd’hui administrativement de Saint-Lary-Soulan, mais ce rattachement – polémique et contesté par Cadeilhan-Trachère – ne date que de 1972 (devenu définitif en 1979).

Si l’on veut chercher une relation vraisemblable avec Azet, le Pla d’Adet pourrait être un replat tourné vers Azet, du haut duquel on aperçoit Azet.

Spécialement Azet car, à la différence de Sailhan et Estensan, orientés à peu près de la même manière, et visibles aussi du Pla d’Adet, Azet est le village le plus élevé et le plus important (il fut le chef-lieu d’un archiprêtré) dans cette direction.

village-azet-cliche-pris-depuis-secteur-ens-pic-lumiere-pla-d-adet-toponymie-vallee-aure-2
Le village d’Azet (cliché pris depuis le secteur d’Ens). (Photo : Michel Bessone)
Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (1)

Pic Lumière, Pla d’Adet (toponymie de la vallée d’Aure) (1)

Ces deux lieux de la haute vallée d’Aure sont aujourd’hui indissociables de la station de sports d’hiver de Saint-Lary-Soulan.

Situés historiquement sur la commune de Cadeilhan-Trachère, ils présentaient jadis une importance particulière surtout pour les habitants du village de Cadeilhan.

Le pic Lumière

A l’altitude de 1585 mètres, il est surmonté par l’unique pylône du téléphérique du pic Lumière (mis en service en 1957). On le localise facilement même de nuit, lorsque le pylône est… illuminé.

De Cadeilhan, depuis Trachère, Saint-Lary aussi, il a l’aspect d’un pic, du sommet d’une montagne. A vrai dire, ce n’est que le faîte du premier ressaut d’un chaînon se terminant au pic Cabanou et culminant mille mètres plus haut (crête de Hèche Barrade).

Le Pla d’Adet commence au-delà du pic Lumière – pic de Lumière dans tous les documents d’archives.

Selon la tradition locale, rapportée par les anciens de Cadeilhan, le nom lumière a été donné parce qu’il s’agit de l’endroit au-dessus du village qui, le matin, est le premier à être vu éclairé par la lumière du soleil.

A Cadeilhan-Trachère, un lieu-dit s’appelle d’ailleurs « Lumière », juste au pied et dans l’axe du pic (les cartes dressées en 1833 distinguent, avec de légères variations orthographiques, deux lieux-dits contigus). Le creux sous le pic est connu en tant que « clot de Lumière ». Et il y a encore le passage, raide, désigné « escalete de Lumière ».

Relevons que dans les Pyrénées centrales un autre endroit porte le nom de « Lumière » : le plateau Lumière, en vallée de Barèges (déjà mentionné au XVIIIe siècle sur la carte Cassini).

Nous avons affaire ici non pas à un pic mais à un plateau, et qui n’est pas éclairé le premier par le soleil au lever du jour. L’explication doit être différente.

En fait, le plateau Lumière, réputé lieu lumineux, serait à l’origine une clairière remarquable aménagée sur le sombre versant nord couvert de forêts, et bénéficiant en conséquence du maximum de lumière.

une-edition-carte-1833-pic-lumiere-pla-d-adet-toponymie-vallee-aure-1
Une édition de la carte de 1833. (Photo : Michel Bessone)
lieux-dits-de-part-et-autre-chemin-lumiere-pic-lumiere-pla-d-adet-toponymie-vallee-aure-1
Lieux-dits, de part et d’autre du chemin de Lumière. (Photo : Michel Bessone)
Le pic d’Arriouère et les gorgs de Tringoniero (traversée du Pont du Moudang à l’ancienne douane espagnole)

Le pic d’Arriouère et les gorgs de Tringoniero (traversée du Pont du Moudang à l’ancienne douane espagnole)

Voilà une randonnée vraiment formidable, très intéressante au niveau de l’itinéraire, qui sort des sentiers battus (sauf bien sûr au départ, jusqu’aux granges du Moudang).

J’y étais hier avec Patrice. La veille, nous avions laissé une voiture à l’ancienne douane espagnole.

Nous sommes partis assez tard du Pont du Moudang, après 9h30. Mais le grand beau temps permettait de faire sans souci météo cette magnifique traversée.

Le pic d’Arriouère (2866 m), injustement méconnu, sépare les vallées du Rioumajou – il se situe à l’aplomb de l’hospice de Rioumajou – et de Trigoniero.

Sur les cartes, les Espagnols l’appellent pico de l’Ibonet (diminutif d’ibon : lac, en aragonais), ou Livonet.

Le nom local diffère sensiblement. Traduit en français, c’est le « pic Noir ».

Et les anciens de Parzan ne parlent pas non plus de lagos, ni même d’ibones, mais de gorgs, de gorgues (cf. le mot catalan) de Tringoniero (et non Trigoniero).

La longue rando s’est conclue, cela va de soi, par une traditionnelle assiette chez les Frères Vidallé.

Bref, cette journée aura été un régal !

port-moudang-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Port du Moudang. (Photo : Michel Bessone)
patrice-au-passage-lia-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Patrice au Passage de Lia. (Photo : Michel Bessone)
sur-crete-a-la-fin-montee-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Sur la crête, à la fin de la montée. (Photo : Michel Bessone)
sommet-pic-arriouère-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Sommet du pic d’Arriouère. (Photo : Michel Bessone)
tout-en-bas-site-hospice-rioumajou-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Tout en bas, le site de l’hospice de Rioumajou. (Photo : Michel Bessone)
massif-maladeta-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Massif de la Maladeta. (Photo : Michel Bessone)
mener-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Mener. (Photo : Michel Bessone)
posets-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Posets. (Photo : Michel Bessone)
le-plus-grand-lac-tringoniero-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Le plus grand lac de Tri(n)goniero. (Photo : Michel Bessone)
vue-vers-sud-depuis-sommet-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Vue vers le sud depuis le sommet. (Photo : Michel Bessone)
descente-sur-lac-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Descente sur le lac. (Photo : Michel Bessone)
au-bord-lac-moudang-pic-arriouère-gorgs-tringoniero
Au bord du lac. (Photo : Michel Bessone)

 

Les lacs de Millares (ibon de Millas et ibon de Lenés)

Les lacs de Millares (ibon de Millas et ibon de Lenés)

Ils se trouvent au-dessus de Viados, dans la merveilleuse vallée de Gistain, en Espagne, juste de l’autre côté de la vallée d’Aure.

On les appelle souvent tous deux lagos/lacs de Millares, mais en réalité seul l’ibon de Millas (2353 m) porte ce nom. L’autre lac – ibón en aragonais –  est celui de Lenés (2520 m).

Remarquons cependant que le sens de « millares, millars, millás » correspond certainement aux pierres, à une abondance de pierres. Et selon R. Aymard, le spécialiste de toponymie pyrénéenne, « leners, lenés » a pour origine l’étymon lena, présent sur les deux versants des Pyrénées centrales, qui désigne des dalles ou des pierres plates. Le paysage très particulier – d’immenses champs de roches granitiques entourent les deux lacs – expliquerait fort bien semblables étymologies.

Je suis allé dimanche faire cette randonnée avec Régis.

Alors que la veille, comme vous avez pu le voir sur le blog, nous avions utilisé les raquettes au Clot d’Aygues-Cluses (massif du Néouvielle), là, elles n’étaient pas nécessaires, toute la rando s’est déroulée à pied.

Notre parcours a correspondu à peu près au « tour du Doigt » tel que je vous l’ai déjà présenté dans d’anciens articles (v. mot-clé Millares).

bachimala-a-travers-arbres-splendide-foret-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
Le Bachimala, à travers les arbres de la splendide forêt. (Photo : Régis Barbance)
lac-luceros-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
Lac de Luceros. (Photo : Régis Barbance)
En contrebas, le Doigt et son échine rocheuse. (Photo : Michel Bessone)
En contrebas, le Doigt et son échine rocheuse. (Photo : Michel Bessone)
ibon-lenes-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
Ibon de Lenés. (Photo : Régis Barbance)
encore-beaucoup-de-glace-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
Il y a encore beaucoup de glace. (Photo : Michel Bessone)
punta-suelza-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
Punta Suelza. (Photo : Michel Bessone)
ibon-millas-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
Ibon de Millas. (Photo : Michel Bessone)
en-boire-pour-avoir-sante-de-fer-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
En boire, pour avoir une santé de fer ? (Photo : Michel Bessone)
pics-eriste-vus-depuis-viados-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
Pics d’Eriste, vus depuis Viados. (Photo : Michel Bessone)
el-dedo-le-doigt-vrai-nom-puntal-de-barrau-lacs-millares-ibon-millas-ibon-lenes
El Dedo (le Doigt). De son vrai nom : Puntal de Barrau. (Photo : Michel Bessone)

 

Une randonnée en raquettes à la Pentecôte (1) : Bastan

Une randonnée en raquettes à la Pentecôte (1) : Bastan

Rappelons qu’il n’y a rien d’extraordinaire à pouvoir faire encore de la raquette dans le Néouvielle au mois de mai. Cela tient à plusieurs spécificités géographiques et climatiques intéressantes du massif, qui reste longtemps enneigé (cf. la toponymie). Sur le blog, je vous ai déjà présenté des randos se déroulant à ce moment-là de la saison de « raquette de printemps » (rechercher ici des anciens articles).

Cette année, bien sûr, avec un enneigement général hors du commun, une météo certes peu souriante, il faut bien le dire, le massif du Néouvielle présente des conditions optimales pour randonner en raquettes. Hors de toute fréquentation. Dans un cadre que l’on devine magnifique. La neige étant le plus souvent de très bonne qualité.

Alors, lundi 20 mai (temps prévu froid et couvert avec des éclaircies) – le lundi de Pentecôte – je suis allé « raquetter » depuis Artigusse. Mon idée première était de faire un simple aller-retour à Bastan, de pousser peut-être jusqu’à Port-Bielh. Mais la neige était vraiment excellente. Ce qui m’a décidé à aller ensuite au pic de Gourguet, et à revenir à l’Oule par le vallon d’Estibère.

Je vous propose une série de photos. Il y avait beaucoup de nuages : nombre de clichés sont sombres. Cependant, je pense que les randonneurs et les pêcheurs passionnés, amoureux du coin, apprécieront les infos. Je publie donc (dans le courant de la semaine) 5 billets avant tout à leur intention, pour qu’ils puissent prendre quelques repères par rapport aux sorties qu’ils projettent en juin.

lac-oule-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Le lac de l’Oule, depuis le barrage. (Photo : Michel Bessone)
neige-lac-oule-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
On ne se croirait pas à dix jours du mois de juin. (Photo : Michel Bessone)
monpelat-cabane du berger-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Monpelat. Cabane du berger. (Photo : Michel Bessone)
lac inferieur-bastan-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Lac inférieur de Bastan. (Photo : Michel Bessone)
passage-hors-pistes-saint-lary-raquettes-massif du neouvielle-mbessone
Des skieurs hors-piste de la station de Saint-Lary devraient reconnaître le passage. (Photo : Michel Bessone)
petit defile-aval-lac du milieu-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Dans le défilé en aval des lacs du Milieu. (Photo : Michel Bessone)
lac du mileu-bastan-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Grand lac du Milieu. (Photo : Michel Bessone)
refuge-bastan-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Le refuge de Bastan. (Photo : Michel Bessone)
lac superieur-bastan-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Lac Supérieur. (Photo : Michel Bessone)
lac superieur-col-bastan-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Lac Supérieur. Col de Bastan. (Photo : Michel Bessone)
ambiance hivernale-crete des sorcieres-bastan-raquettes-massif du neouvielle-pentecote
Ambiance hivernale près de la « crête des Sorcières ». (Photo : Michel Bessone)

 

Randonnée/Pyrénées : le Cap Nestès, au départ du vallon de Baricave

Randonnée/Pyrénées : le Cap Nestès, au départ du vallon de Baricave

Aux portes mêmes de Sarrancolin et d’Ilhet, Baricave demeure un vallon étonnamment sauvage. Le lieu est fort encaissé (en toponymie, son nom évoque une barrière + un creux), recouvert d’épaisses forêts. Des ruisseaux, des ruisselets, se cachent sous les branches et les ronces. Certes, une piste balafre quelques pans de montagne sur une longue distance, et ça bûcheronne dur là-haut. Mais les recoins abondent, où le randonneur peut avoir l’impression de vivre en dehors du temps, éloigné de tout.

Baricave est donc un intéressant point de départ pour rallier le Cap Nestès (1887 m), situé à la jonction exacte des vallées d’Aure, de Nistos et de la Barousse.

L’hiver, la cime est courue : on y vient volontiers, en raquettes ou à pied, depuis la toute proche station de ski de fond de Nistos-Cap Nestès. Le reste de l’année, il n’y a pas foule.

J’aime bien partir de très bas dans le vallon de Baricave, monter au Cap des Pènes (Pène de Camous), et enchaîner ensuite jusqu’au Cap Nestès en passant par le Mountarrouy via le col de Sonères. Au retour, la descente sera belle, plutôt directe en sous-bois, avec quelques obstacles à franchir (arbres couchés, taillis, terrains humides), vraiment hors des sentiers battus.

(27/08/2011) Le Cap Nestès, entraperçu depuis les hauteurs boisées du vallon de Baricave.
(29/08/2011) Cap des Pènes : on voit bien la crête qui conduit du col de Bas (à droite) au Montaut (vers la gauche).
(29/08/2011) Entre le Cap des Pènes et le Mountarrouy.
(29/08/2011) Estive.
(29/08/2011) Au col de Sonères, ce cairn est très réussi.
(29/08/2011) Une croix sans nul doute chargée d'histoire.
(17/02/2010) Autre jour, autre saison, autre ambiance (lors d'une randonnée en raquettes).
(29/08/2011) Cabane d'Ilhet.
(29/08/2011) Passé le col de l'Aouet, voilà la Barousse.
(29/08/2011) "Montagne à vaches" (elles sont toutes petites sur la photo), le pic de Mont Aspet.
(29/08/2011) Coquilles forestières.
(29/08/2011) Un passage encombré, durant la descente.
Randonnée/Pyrénées : le pas de l’Escalette

Randonnée/Pyrénées : le pas de l’Escalette

Le pas de l’Escalette (2396m) se situe sur la crête frontière, versant aranais, au sud de la vallée de la Frèche.

Il s’agit d’un passage très ancien, aménagé – tout comme le port de Vénasque – dès le début du 14e siècle de manière à pouvoir le franchir à cheval.

Son nom signifie « montée vive, raidillon » ou encore « petite échelle ».

Le pas de l’Escalette permet de relier l’hospice de France au port de Vénasque, en faisant une boucle dans un sens ou dans l’autre.

De même que pour le billet précédent, mes photos ont été prises au cours de randonnées distinctes.

(16/07/2009) Au bout de la vallée de la Frèche.
(16/07/2009) D'après la toponymie, le groupe se dirige droit... en enfer !
(15/06/2011) A la descente du port de Vénasque, le grandiose spectacle de la Maladeta.
(15/06/2011) Remontée au port de la Picade. Le pic de Sauvegarde est bien reconnaissable.
(15/06/2011) Nous sommes en terre catalane, maintenant.
(15/06/2011) Le fameux pas de l'Escalette.
(15/06/2011) Vallée de la Frèche.
(15/06/2011) On distingue un peu le parking et l'hospice de France.
(15/06/2011) Pointu comme une pique, le pic de la Pique.
(28/10/2010) La hêtraie est superbe en automne.
(28/10/2010) A travers le feuillage, toujours le pic de la Pique.